Agir au coeur du Service public de l electricite
Il y a des jours où la cuisine britannique est indigeste ! L’aventure outre-manche qui passe désormais par le plat
pays offre un goût bien amer. Si Centrica, partenaire d’EDF pour l’achat de British Energy, apporte la part majoritaire du second électricien belge dans la corbeille, il n’en reste pas moins
qu’il manque plus de 2 milliards d’euros en cash par rapport au tour de table initial. Ils vont cruellement manquer pour limiter l’endettement du groupe EDF qui n’avait pas besoin de
cela.
La course à l’EBITDA en Europe risque donc de se fracasser sur l’allègement de l’étalon équipé jusqu’ici de ses quatre sabots, production, commercialisation, transport et
distribution !
Ce steeple chase rappelle l’impérieuse présence des administrateurs salariés au sein de la gouvernance. Philippe Pesteil, administrateur parrainé par la CFDT, avait pourtant averti au sein du Conseil sur le prix bien trop élevé de cette opération (*). Malgré cet avertissement, le gouvernement, actionnaire principal, l’avait pourtant validée au travers de l’agence des participations. Il doit s’en mordre les doigts…
RTE sera donc bien malheureusement au cœur de ce dossier. Les agents de RTE ont la
possibilité de peser sur les futurs débats en participant massivement à l’élection des administrateurs salariés qui s’ouvrira le 13 mai. Ils montreront d’autant plus
leur attachement à l’entreprise intégrée en votant tout aussi massivement en faveur de la liste parrainée par la CFDT.
Nous comptons donc sur vous tous : Votez intégrés : Votez CFDT !
Cliquez ici --------->
Philippe Pesteil au CA d'EDF du 31 Juillet 2008 :
"
J’ai approuvé la stratégie d’EDF de développement du nucléaire à l’international, basée sur la technologie EPR et en direction de 4 pays. Elle correspond à une vraie logique industrielle et elle apporte une valorisation des compétences des agents de l’entreprise.
Par contre, je n’ai pas approuvé l’achat de British Energy parce que son prix trop élevé risquait de pénaliser les activités françaises par un trop plein d’endettement. Ce qui se vérifie aujourd’hui. "