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Alors qu’aujourd’hui les ministres de l’énergie tentent de trouver une issue au débat sur la séparation patrimoniale, Eon est, d’après un titre
de la Presse allemande, en train de négocier la cession de son réseau de transport avec la Commission européenne. Le fait de rendre public cette information
aujourd'hui, n’est sans doute pas un simple hasard du calendrier…
Déjà, les Pro-séparation patrimoniale se réjouissaient ce midi de cette nouvelle. Pourtant, elle n’augure très clairement pas de lendemains qui chantent pour un bon fonctionnement du marché de l’énergie dans la version jusqu’ici conduite par la Commission européenne.
En effet, alors que le troisième paquet énergie propose la cession obligatoire des réseaux de transport par les groupes énergétiques, nous avions pourtant prévenu bon nombre de parlementaires européens sur les risques de concentration du marché européen si un telle obligation venait à être mise en œuvre. En effet, imposer les groupes énergétiques à céder des actifs, c’est leur procurer concrètement des moyens financiers supplémentaires pour mener à bien des opérations de concentration ; Au nez et à la barbe de leur gouvernements respectifs qui auraient, de leur côté, intérêts politiques ou sociaux à préserver ce type d’actif d’intérêt général dans le giron national. Bref, la séparation patrimoniale obligatoire ayant pour objectif de lutter contre les trusts serait au mieux, un coup d’épée dans l’eau, au pire une balle dans le pied.
En ce cas d’espèce, et si cela était vérifié, la cession d’Eon Netz rapporterait quelques milliards utiles au groupe Eon pour des achats « stratégiques »… Par ailleurs, n’oublions pas qu’Eon fait l’objet d’investigations de la Commission sur des pratiques anticoncurrentielles, et que son GRT a été impliqué dans l’incident du 4 novembre 2006...
A suivre…
Déjà, les Pro-séparation patrimoniale se réjouissaient ce midi de cette nouvelle. Pourtant, elle n’augure très clairement pas de lendemains qui chantent pour un bon fonctionnement du marché de l’énergie dans la version jusqu’ici conduite par la Commission européenne.
En effet, alors que le troisième paquet énergie propose la cession obligatoire des réseaux de transport par les groupes énergétiques, nous avions pourtant prévenu bon nombre de parlementaires européens sur les risques de concentration du marché européen si un telle obligation venait à être mise en œuvre. En effet, imposer les groupes énergétiques à céder des actifs, c’est leur procurer concrètement des moyens financiers supplémentaires pour mener à bien des opérations de concentration ; Au nez et à la barbe de leur gouvernements respectifs qui auraient, de leur côté, intérêts politiques ou sociaux à préserver ce type d’actif d’intérêt général dans le giron national. Bref, la séparation patrimoniale obligatoire ayant pour objectif de lutter contre les trusts serait au mieux, un coup d’épée dans l’eau, au pire une balle dans le pied.
En ce cas d’espèce, et si cela était vérifié, la cession d’Eon Netz rapporterait quelques milliards utiles au groupe Eon pour des achats « stratégiques »… Par ailleurs, n’oublions pas qu’Eon fait l’objet d’investigations de la Commission sur des pratiques anticoncurrentielles, et que son GRT a été impliqué dans l’incident du 4 novembre 2006...
A suivre…
Jeu 28 fév 2008
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