Mais la crise n'explique pas à elle seule cette chute. Tout d'abord, les turpitudes autour de la sortie retardée du nouveau tarif (Turpe 3) ont participé à limiter le chiffre d'affaires. En effet, l'augmentation tant attendu a pris 7 mois de retard, générant ainsi du manque à gagner. Tant mieux pour nos clients. Mais si on rajoute à cela le surcoût insolent de l'achat des pertes pour l'exercice ( +100 millions d'euros), un dossier qui peine à trouver sa voie (rachat d'un réseau) et la chute sur les revenus d'interconnexion dont une partie est certes imputable à la crise... on s'en sort plutôt bien !
J'avais, à l'occasion de l'élaboration du budget 2009, émis un certain nombre de réserve sur le niveau prévisionnel des recettes, tant sur le volet interco que j'estimais un peu surévalué que sur l'impact de la crise. Bref, le budget prévisionnel 2009 s'inscrivait dans une démarche d'affichage "volontariste", bien usitée au Ministère des finances. La réalité s'impose toujours à tous, in fine.
Mais il faut noter que malgré la crise le niveau des investissements passe à plus d'un milliard (+22%): c'était
d'ailleurs ma principale motivation avec celle de la progression des dépenses de sécurisation (programme que j'avais soutenu devant la CRE et le Ministère), pour voter favorablement le budget
prévisionnel 2009.
Investir, c'est se projeter dans l'avenir et c'est surtout de l'activité ! En temps de crise : c'est utile ! Et quand c'est la collectivité qui en
tire bénéfice, c'est encore mieux !
Certains esprits chagrins constateront que le niveau d'endettement de RTE est à la hausse (près de 300 millions d'euros en plus portant à 6,3 milliards). Mais cet endettement est lié au niveau des investissements. Enfin, je suis de ceux qui sont favorables à cette politique financière : en effet, il vaut mieux s'endetter en temps de crise pour investir (taux d'intérêt actuellement maintenus bas) qu'au moment de la reprise qui viendra, heureusement, un jour où l'autre.
Côté capital humain, les "charges" du Personnel dépassent désormais les 700 millions d'euros (environ + 6%) pour un effectif qui progresse de 1%. Ces progressions cachent une politique assumée de gain de productivité sur le Personnel. En effet, à périmetre constant, l'évolution des effectifs ne serait pas aussi favorable... Par ailleurs, heureusement qu'il y a eu le versement de la prime de 1500 euros de l'accord du 8 avril, dont le poids reste limité dans les comptes par les déductions diverses. Qu'en sera t-il cette année ???
Merci de
votre confiance !
Notre liste sort renforcée de ce suffrage pourtant semé d'embûches...
C'est le fruit d'un travail collectif qui associe les talents des femmes et des hommes de la CFDT de RTE. Mais c'est aussi le résultat d'une écoute attentive des salariés que nous avons rencontrés pendant plusieurs semaines pour construire nos propositions.
Maintenant, il va falloir peser pour orienter la gestion de l'entreprise vers le mieux vivre pour être plus efficace : car le Service public est au coeur de nos préoccupations !
Et nous avons encore besoin de vous pour y parvenir !
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