Jeudi 18 février 2010
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Beaucoup doutaient de notre vision sur l'avenir énergétique . Il est vrai que se projeter sur 30 ans n'est pas chose aisée
alors que les opérateurs énergéticiens attendent encore une visibilité, y compris à court terme...
Car il y a environ un an nous plaidions, encore, pour un effort conséquent en faveur de la recherche pour redynamiser la filière nucléaire française en s'appuyant sur la génération IV des
réacteurs. Le CEA, vient de confirmer un scénario que nous envisagions, sur la mise en oeuvre industrielle de cette nouvelle
filière en 2040, date à laquelle la grande partie des REP actuels, qui auront bénéficié d'une prolongation par l'autorité de sûreté nucléaire, auront atteint l'âge légal actuel de la retraite, 60
ans !
En effet, par une multiplication conséquente du budget, le CEA nous promet la mise en service d'un prototype industriel en 2020, surnommé ASTRID (Advanced sodium Test Reactor for Industrial
Development) ! Après quelques années de validation du programme et pour absorber les décalages, on peut raisonnablement penser que la filière pourrait être mature dans les années 30, pour une
construction massive en fin de décennie.
La génération IV, plus économe en Uranium en multipliant par 10 le rendement, "brûlant" une bonne partie des déchets à vie longue produits aujourd'hui par des réacteurs classiques, est assurément
le réacteur qui permettra de faire la transition vers d'autres réacteurs... à fusion, ( 0 déchet, combustible infini), dont nous n'aurons, vraisemblablement pas, la chance de voir
tourner...
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