Partager l'article ! En direct du CA d'EDF !: CGT, FO et la CFDT, ont quitté aujourd'hui la séance du Conseil d'administration d'EDF convoqu&eacu ...
CGT, FO et la CFDT, ont quitté aujourd'hui la séance du Conseil d'administration d'EDF convoqué en dernière minute par la direction, en dénonçant les méthodes de gouvernance de cette dernière et en réaffirmant leur opposition à l'ouverture du capital d'EDF. La CFE-CGC indique, elle, qu'elle est toujours favorable à l'ouverture du capital.
Les administrateurs salariés parrainés par la CGT, la CFDT, FO et la CFE-CGC n'acceptent plus de travailler dans de telles conditions, au demeurant contraires au réglement intérieur et à toutes les recommandations de bonne gouvernance. Ils n'acceptent plus que le travail du CA soit traité avec autant de légereté.
Décidément, nos dirigeants sont tellement pressés d'ouvrir le capital qu'ils ne respectent plus rien !
Des comptes qui confirment que l'ouverture du capital est injustifiée
La présentation des comptes semestriels d’EDF a montré une chose que la CFDT affirme depuis longtemps : EDF peut mener à bien son projet industriel sans ouvrir son capital. Le chiffre d’affaires qui augmente fortement (+ 6,6%), l’excédent brut d’exploitation qui suit le même rythme, le résultat net qui est en forte progression (+ 24%), le désendettement qui se poursuit (- 3%) malgré le coût des retraites, la reconstitution des fonds propres qui se fait rapidement (+ 33,4%) montrent à l’évidence qu’EDF va bien.
Ces bons résultats sont obtenus alors que la Commission ROULET prédisait qu’il y aurait une dégradation, invoquant alors la nécessité d’augmenter le capital du groupe. Cette Commission, mise en place par le ministre Nicolas SARKOZY, nous aurait-elle menti à des fins politiques ? En effet, sur le premier semestre 2005, les cessions d’actifs n’ont pas eu d’impact important, le gouvernement n’a autorisé aucune augmentation de tarif, l’augmentation du capital n’a pas été faite. Et pourtant la situation ne s’améliore quasiment qu’avec l’application du programme de gains de productivité ‘’Altitude 7500’’, c’est-à-dire grâce aux efforts conséquents imposés aux salariés, aux prestataires et aux clients. Pour les salariés, le prix à payer a été de 1356 emplois perdus dans le groupe, dont 747 dans la maison mère. L’ouverture du capital d’EDF est donc injustifiée si ce n’est que par l’entêtement idéologique du gouvernement et de la Direction du groupe. Nous pouvons même craindre le pire. EDF n’ayant visiblement pas besoin d’apport de capitaux nouveaux pour mener son projet industriel, la promesse d’une mise de l’Etat de 500 M€ faite par Nicolas SARKOZY risque de rester lettre morte. Pire encore, ce n’est pas une augmentation de capital qui risque d’être faite pour apporter des capitaux neufs au groupe EDF, mais en partie une ouverture du capital pour ramener de l’argent dans les caisses de l’Etat. Cette perspective est tout à fait inacceptable. Elle conforte la CFDT dans son opposition au projet du gouvernement d’ouvrir le capital d’EDF.
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