Partager l'article ! Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur: 350 000 personnes de plus de 50 ans sont demandeurs d?emploi. Dans les faits sur le m ...
Un article du Figaro de vendredi dernier, titré "Emploi des seniors, le mauvais exemple des entreprises publiques", ne peut que nous laisser perplexes. Utilisant habilement le témoignage d'un agent de RTE qui, pour des raisons personnelles et en partie économiques, souhaitait rester après son soixantième anniversaire dans l'entreprise, le Figaro tente d'alimenter un débat largement en vogue sur les régimes spéciaux de retraite en stigmatisant le mauvais exemple des entreprises publiques. Campagne présidentielle … oblige…sans doute...
Mais c'est oublier qu’aujourd’hui en France, après le chômage des jeunes, près de 350 000 personnes de plus de 50 ans sont demandeurs d’emploi. Et que dans les faits sur le marché du travail, ils subissent clairement une discrimination liée à l’âge. En effet, la probabilité de retrouver un emploi pour un salarié de plus de 50 ans est de 33% contre 60% pour les salariés moins âgés. Si on rajoute à cela la grande inégalité d’accès à la formation pour les salariés les plus âgés, les dépenses de formation connaissant une réduction drastique à partir de 50 ans (divisé par trois) !
Bref, si le Figaro appelle l'exemplarité du privé qui débouche sur un taux d'emploi des quinquas à 54% en France (33% en préretraite forcée ou au chômage…), bien loin des autres pays européens, nous pouvons effectivement nous interroger sur l'exemplarité des entreprises publiques qui tentent, quand même, de gérer au mieux leur « chômage interne » plutôt que de transférer ces charges à la collectivité nationale...
Alors avant de faire cette « grande réforme » de la retraite à 70 ans, essayons d’employer, d’abord, les femmes et les hommes de 20 à 59 ans, qui sont sur le bord de la route. Les caisses de retraite devraient également s’en porter que mieux…
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