Partager l'article ! Pragmatisme attitude: La valorisation boursière du groupe EDF a grimpé de 11% en trois jours (et de 70% depuis son introduction en bourse) ...
La valorisation boursière du groupe EDF a grimpé de 11% en trois jours (et de 70% depuis son introduction en bourse) pour atteindre les 100 milliards d’euros.
Tout le monde pourrait s’accorder sur la réussite sans précédent de l’ouverture du capital d’EDF. Mais ce serait oublier que cette valorisation est purement spéculative.
Car aux dernières nouvelles, EDF n’a pas remporté des parts de marchés supplémentaires ou encore trouvé un nouveau gisement pétrolier.
Non, ce mouvement purement spéculatif se fait sur le dos des clients de l’entreprise. Entre la fin programmée des tarifs régulés qui booste le titre depuis trois jours, le reste est dû aux fabuleux résultats financiers du groupe dont la majeure partie est engendrée par l’augmentation des prix de l’électricité sur le marché libre.
En privatisant un service public, le gouvernement a donc inventé la redistribution à l’envers. Par ailleurs, l’argumentaire développé pour expliquer cette valorisation est des plus surprenants. Alors que pendant le débat de la Commission Roulet, les arguments avancés pour prouver que l’ouverture du capital n’était pas nécessaire, ont été rejetés, tel que l’importance du cash flow généré par le parc nucléaire. Mais voilà que les partisans de la privatisation nous expliquent aujourd’hui, que l’augmentation de la valorisation d’EDF est directement engendrée par ce même cash… Décidément, les analystes financiers ne manquent pas de cynisme… mais, de mémoire, sans doute !
Tout cela prouve donc bien que l’ouverture du capital était complètement inutile pour assurer le développement du groupe.
Enfin, avec une telle valorisation, certains osent déjà avancer que la « renationalisation » envisagée par d’autres sera impossible. C’est oublier l’histoire de l’électricité en France, qui rappelons-le, a déjà observé des mouvements équivalents avant la nationalisation de 1946…
Tout comme JP Raffarin, n’oublions jamais, qu’en matière d’énergie, la route est longue mais sinueuse… et qu’en matière de spéculation, la pente peut être rude… mais à la baisse !!!
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