Partager l'article ! La surprise du jour !: Aujourd'hui, 30 novembre 2006, quelqu'un nous a promis une surprise... La seule, c'est le Conseil constitutionnel qui nous la ...
Aujourd'hui, 30 novembre 2006, quelqu'un nous a promis une surprise...
La seule, c'est le Conseil constitutionnel qui nous la donne !!! mais pas à la hauteur de nos espérances...
Cliquez sur La République pour avoir l'avis du Conseil constitutionnel sur le projet de loi de privatisation de Gaz de France et sur l'ouverture totale du marché de l'énergie
Les Sages ont fait des remarques sur le projet de loi déféré au Conseil constitutionnel
Ils ont considéré que, du fait de l'ouverture complète de la fourniture de gaz naturel à la concurrence, opérée par la loi déférée en application des directives communautaires sur le secteur de l'énergie, Gaz de France ne pouvait plus être regardé comme un " monopole de fait " ou comme un " service public national " au sens du neuvième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.
Ils ont toutefois émis une réserve d'interprétation selon laquelle la privatisation ne pouvait produire ses effets avant le 1er juillet 2007, puisque c'est seulement à cette date que GDF, perdant l'exclusivité de la fourniture des ménages, cessera d'être un service public national au sens du Préambule de la Constitution de 1946. Cette réserve, indispensable juridiquement, n'empêche pas les actes conduisant à la fusion (décret de privatisation, réunion des assemblées générales d'actionnaires…) d'intervenir avant le 1er juillet 2007. Mais ils devront avoir un effet différé. Cela complique donc un peu plus la tache du gouvernement avant les élections... En outre, le Conseil a censuré, comme manifestement incompatibles avec les objectifs d'ouverture à la concurrence fixés par les directives communautaires " énergie ", dont la loi déférée a pour objet d'assurer la transposition, celles des dispositions de son article 17 qui, pour l'électricité comme pour le gaz, faisaient peser sur les opérateurs historiques une obligation de fourniture à un tarif réglementé non limitée à la poursuite des contrats en cours au 1er juillet 2007 et non justifiée par des exigences précises de service public.
Il fallait donc bien lutter contre l'ouverture totale du marché car cette loi ne préserve même plus la perénité des tarifs régulés.
Par ailleurs, ce qui fait peur, c'est que cette décision fait jurisprudence pour EDF, qui perdra également son statut de service public national...au 1er juillet 2007.
Qui parlait de moratoire ????
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