Partager l'article ! Affaire Voltalis : anachronisme législatif ou opportunité ?: Voilà un rappel de la CRE qui va remuer. En effet, dans sa délibération e ...
Voilà un rappel de la CRE qui va remuer. En effet, dans sa délibération en date du 9 juillet, la CRE rappelle les dispositions de la loi qui réduisent à néant le modèle économique des promoteurs des économies d‘énergie qui n’interviendraient pas dans leur périmètre (article 15 de la loi du 10 février 2000). Visée au premier chef, Voltalis * qui s’est lancée dans l’effacement diffus en l’expérimentant avec RTE dans le cadre du mécanisme d’ajustement. Avec ses 10MW d’effacement en crête, il touche le périmètre d’EDF...
Fondée en 2007, Voltalis commercialise auprès des particuliers comme des professionnels un boîtier qui s'installe sur le circuit électrique et permet de "moduler au cours du temps et ainsi d'optimiser la consommation de certains équipements électriques (radiateurs, ballons d'eau chaude, climatiseurs...)". Selon elle, ce système se traduit par une diminution de la consommation annuelle d'électricité "jusqu'à 5 à 10%".
Il y a donc certainement un recadrage législatif à opérer dans le cadre des débats du Grenelle ne serait-ce que pour promouvoir les initiatives privées en faveur des économies d’énergie. Mais ce débat doit permettre surtout de réfléchir aux rôles des entreprises publiques intervenant dans ce secteur. Oui, il est vital de leur proposer de nouvelles finalités en faveur du développement durable. Nous avions pourtant posé ce débat à la Commission Champsaur . Nous n'avions que récolté une écoute polie de la plupart de nos auditeurs englués dans leur schéma dépassé du tout marché. Il est donc temps de se remettre à l’ouvrage !
Car à toute chose malheur est bon ! RTE et Erdf pourraient dans ce cadre être chargés de l’efficience énergétique du
pays pour l’application concrète des objectifs du Grenelle. Cela tombe bien, elles sont toutes deux filiales d'une entreprise verticalement intégrée qui serait très majoritairement impactée par
cette action. Enfin du sens industriel à une intégration qui n'est aujourd'hui que financière et politique tout en respectant les prérogatives de chacun !!!
En effet, c’est bien RTE qui est chargé de l’équilibre production/transport d’électricité en France. Dotées d’instruments pilotés par Erdf, associés avec une tarification adaptée telle que nous l’avons esquissé à la Commission Champsaur, les économies d’énergie dégagées pourraient trouver un nouveau modèle économique solide. Mieux, cette production d’électricité « négative » trouverait également un débouché dans le spectre base et semi-base des pertes techniques des réseaux…
Oui, nous avons de la suite dans les idées (voir articles précédents sur les pertes, 1 et 2)…
Dans les 33 TWh de pertes techniques, une part issue de la participation prise sur des groupes de production de base, une part sur les économies d’énergie réalisées sur les pointes et semi-base, pourraient alléger la facture des utilisateurs du réseau tout en allégeant la facture des particuliers français. Les perdants dans l’affaire, car il y en a forcément, seraient les opérateurs étrangers, qui aux dires des données présentées dans le cadre des travaux du GT Pertes de la CRE, interviennent massivement sur ce marché…
Voilà donc une nouvelle piste sur laquelle nous invitons nos lecteurs appartenant à ce GT (et il y en a plusieurs…) à se pencher !
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