Partager l'article ! Com de Presse de la FCE Sur le plan B de JC Lenoir: Paris, le 26 juillet 2006. n°49 Gaz de France / Suez : Pour la FCE-CFDT, la proposition ...
Paris, le 26 juillet 2006. n°49
Gaz de France / Suez :
Pour la FCE-CFDT, la proposition de Monsieur Lenoir est une ineptie qui témoigne d’une méconnaissance du contexte énergétique européen.
La proposition du rapporteur du projet de loi sur l'énergie, Monsieur Lenoir, de maintenir les activités régulées à Gaz de France et de céder les activités concurrentielles à Suez est tout simplement inacceptable pour la FCE-CFDT. Nous saurons mettre en oeuvre l’ensemble des moyens dont disposent les salariés pour s’y opposer.
Le gouvernement justifiait la fusion Gaz de France / Suez pour éviter le démantèlement de Suez dans le cas d'une OPA d'ENEL. Pour sortir de l'imbroglio politique interne à l'UMP, le rapporteur propose tout simplement le démantèlement de Gaz de France. Un coup de chaud a dû frapper Monsieur Lenoir pour qu’il puisse avancer un tel projet. Il nous offre une désintégration de Gaz de France tout en hypothéquant l’avenir de Suez. Il acte le désengagement de l'état sur l'approvisionnement en gaz. Par ailleurs, la FCE-CFDT s'inquiète du devenir des tarifs réglementés de fourniture de gaz pour les particuliers.
Un rapprochement entre Gaz de France et Suez est porteur de croissance, car il permet à Gaz de France de devenir au travers d’alliances un acteur incontournable sur la scène énergétique internationale. La seule solution alternative viable en terme de projet industriel reste pour la FCE-CFDT les participations croisées. L’échange de participations entre Gaz de France et Suez permettrait de sceller un partenariat industriel vecteur de développement des deux entreprises en maintenant Gaz de France dans le secteur public.
Enfin, en proposant cette solution, Monsieur Lenoir apporte son soutien au lobby européen en train d’œuvrer à Bruxelles pour la séparation patrimoniale entre activités régulées et activités concurrentielles. Il fragilise ainsi non seulement Gaz de France, mais aussi EDF et, par-là, l’ensemble de la filière énergétique française.
Et demain pourquoi pas une entreprise de services et de réseaux mixtes, électricité et gaz ? Se pose alors la question de l'avenir d'EDF dans cette perspective.
Derniers Commentaires