Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont plein de points
communs qu’il serait vain ici de rappeler. Mais le dernier concerne l’appréhension de leur politique énergétique. Ces deux hommes pressés tombent dans les même travers. Ils croient tous
deux que démocratie et nucléaire ne font pas bon ménage… En effet, ici on s’assoit sur le débat parlementaire sur la PPI autour d’un 2eme EPR appelé désormais à augmenter le bilan
exportateur. Là, c’est la même chose, voire pire. Silvio n’attend même plus que le Parlement revienne sur le référendum de 1987 qui rejetait le nucléaire de la botte énergétique italienne…
Pourtant, dans les deux cas, ce n’était qu’une question de mois ne serait-ce que pour respecter leurs parlements respectifs.
La crise est sans doute le fluide caloporteur de cette agitation autour de l’atome. Espérons quand même, que cette réaction en chaîne soit bien contrôlée, au niveau de leur opinion
publique respective. Ce sera, sans doute, pas très aisé à Rome où, certes, les consommateurs italiens bénéficieront d’une baisse sensible de leurs factures. Mais, il sera très difficile de
trouver des sites pour construire les 4 nouvelles centrales, ne serait-ce que par la densité de population autour des sources froides… Concernant la France : résultat fin mars lors de la
publication des conclusions de la Commission Champsaur qui déboucheront vraisemblablement par une dilution de la rente générée par le nucléaire sur le dos des tarifs réglementés. Il y a ici des
divergences qui vont attiser la grogne des consommateurs…
Mais l’empressement de nos deux animaux politiques ont assurément un objectif commun : Affaiblir leurs oppositions respectives à la veille du scrutin
européen en les divisant : et la question nucléaire reste une arme redoutable de chaque côté des Alpes comme ailleurs. Le scrutin de liste,
préalable aux accords politique de gouvernement, a des vertus insoupçonnées, mais qui sont bien connues de nos stratèges…
Diviser pour mieux régner n’est-il pas un proverbe latin ?
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