Le sommet des chefs d’Etat européens qui débutera demain promet d’être chaud.
Alors qu’ils devraient s’attacher à bâtir une vraie politique énergétique pour faire face aux défis d’une crise énergétique annoncée, il est fort probable que ceux-ci se crêpent le chignon sur les OPA ou fusions en tout genre.
Côté diplomatique, l’Italie, dont les élections législatives approchent, a passé son temps à faire le tour des capitales européennes afin de trouver des soutiens pour dénoncer le protectionnisme français. Elle a visiblement échoué malgré le soutien de la Grande-Bretagne, du Danemark, de la Finlande, de la Suède, de la Slovaquie et d'autres pays d'Europe orientale. Mais nos amis italiens ne vont pas en rester là...
Côté des opérateurs, c’est loin d’être inerte. EON annonce « la fin du marché commun » si la Commission européenne ne réagit pas aux dispositions réglementaires récentes de l’Espagne pour barrer la route à son OPA sur Endesa. Quant à ENEL, elle se dit fin prête à son OPA hostile sur Suez, OPA qui devrait intervenir dans les heures ou dans les semaines qui viennent suivant les sources...
Ce joyeux bazar a un avantage certain. Il permet de dissimuler le triste bilan de l’ouverture des marchés de l’énergie.
Alors que les électriciens européens avaient pendant de longues années, construit une vraie solidarité entre eux en faveur de la sécurité d’approvisionnement, les voilà désormais de plus en plus ennemis par la logique de la concurrence. La loi du marché favorise le plus fort : il faut donc être le plus fort en avalant son collègue…
Le pouvoir rend fou. Le pouvoir absolu du marché, rend absolument fou…
Que font les citoyens européens dans cette guerre fratricide ? Ils payent ! Et les salariés de ces industries : ils vont payer une fois de plus…
Quel gâchis !
Merci de
votre confiance !
Notre liste sort renforcée de ce suffrage pourtant semé d'embûches...
C'est le fruit d'un travail collectif qui associe les talents des femmes et des hommes de la CFDT de RTE. Mais c'est aussi le résultat d'une écoute attentive des salariés que nous avons rencontrés pendant plusieurs semaines pour construire nos propositions.
Maintenant, il va falloir peser pour orienter la gestion de l'entreprise vers le mieux vivre pour être plus efficace : car le Service public est au coeur de nos préoccupations !
Et nous avons encore besoin de vous pour y parvenir !
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