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A la lecture de l’article de la Tribune de ce matin intitulé : « Le groupe EDF envisage de conserver 100% de RTE », Pierre Gadonneix, aurait, semble t-il, confirmé le choix de l’entreprise financièrement intégrée… Pour reprendre les termes employés dans l’article d’hier soir sur votre site préféré : EDF choisit le confinement de la volaille…
Faut dire que les chiffres parlent pour lui. Comment envisager la cession d’une entreprise qui rapporte plus annuellement que le montant de celle-ci ???
De plus, rien ne l’oblige actuellement à le faire car sur l’aspect strictement réglementaire, RTE est aujourd’hui dans les clous.
Ce qui est étonnant, c’est que Pierre Gadonneix avait envisagé, il y a quelques mois cette cession, alors que les chiffres étaient quasiment les mêmes. Pourquoi un tel revirement? Alors que les données économiques sont les mêmes...
Manque d’acquéreurs ? NON ! Un acquéreur éligible (structure publique obligatoire) ne peut financièrement qu’être intéressé par une telle opération : Imaginez : vous achetez une maison et elle vous rapporte (hors impôts et taxes) au bout de trois ans la mise de départ…
C’est donc l’aspect politique de l’opération qui a changé, en particulier, face à la déferlante des OPA et les échéances politiques qui s’annoncent en France. RTE restera donc provisoirement dans le portefeuille d’EDF à 100% pour rassurer les investisseurs et une partie du Personnel déboussolée par la logique financière de nos entreprises.
Car je suis prêt à parier que le gouvernement va nous faire le coup de la vraie ouverture du capital d’EDF dans les prochaines semaines. Une cession d’actifs de l’Etat dans EDF au prix fort (voir cours de l’action) en le justifiant par un projet industriel de développement… Aujourd’hui, 10% d’ouverture du capital du groupe génèrent près de 8 milliards pour faire ses courses d’opéables en Europe et enfin, pour Bercy, c’est 8 milliards d’argent frais immédiatement en caisse qui s’ajoutent aux généreux dividendes versés par EDF à ses actionnaires (50% des résultats…)
La Faim… justifie les moyens …
Cette option sera précédée d’une opération plus lourde à Gaz de France pour permettre à notre gazier de mener son alliance avec Suez (contre attaque de l’OPA d’ENEL sur Electrabel).
Rappelez-vous : on teste d’abord les opérations à Gaz de France…
Que pèse donc aujourd’hui, le petit milliard de cession d’actif de RTE : pas grand chose. Ils le feront, bien entendu, dans quelques années, avec une nouvelle directive imposant la séparation patrimoniale promise par Nellie Kroes, le shérif de la Commission européenne. En attendant cette éventuelle échéance (au bout d’un processus législatif d’au moins deux ans), EDF engrange...
Le temps, c’est de l’argent : tout est donc dans le timing des opérations…
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