Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 18:35
Le troisième paquet énergie de la Commission européenne suscite de nouvelles critiques.

Après la France et l’Allemagne qui vient encore de confirmer ce WE son refus de la séparation patrimoniale par la voix de son ministre de l’économie, c’est au tour du régulateur slovaque qui va jusqu’à dire que l’application de la seconde directive en matière de séparation a déjà pesé sur les prix de l’énergie «  +1.3% pour l’électricité et +0.7% pour la gaz ».

Quant au gouvernement tchèque, il claironne désormais qu’il refusera mordicus la séparation patrimoniale dans le domaine gazier, rejoint par les Lettons qui ont signifié à la Commission la semaine dernière leur opposition aux options bruxelloises. Andris Pielbags, Commissaire européen à l’énergie, apprécie de jour en jour le soutien de son gouvernement d’origine…
 

On peut aussi ajouter à cela
Standard & Poor's qui en remet une couche pour indiquer que la séparation patrimoniale augmentera la volatilité et les risques sur les valeurs des groupes énergétiques intégrés.

Ouf, ainsi, nous ne pouvons qu’être rassurés du renfort des petits soldats actionnaires très soucieux de l’intérêt du Service public de l’énergie…

 

Pourtant, nous considérons que ces derniers s’accommoderont sans nul doute du choléra  (l’ISO) qui a le mérite principal de ne pas déprécier les précieux actifs de leur portefeuille. Peut-être s’accommoderont-ils aussi de la peste (séparation patrimoniale), moyennent quelques compensations dont Bercy a toujours le secret. Il peuvent compter sur Christine pour monter la garde... (d'accord... jeu de mots facile...)
 

Car finalement, tout cela se terminera par un arbitrage entre la place restante de l’Etat dans les deux futurs ensembles et le respect de ces actionnaires qui sont aussi électeurs.

Est-il nécessaire de rappeler ici que le propriétaire du RAG français se doit d’être majoritairement public constitutionnellement parlant, ce qui de fait complique un peu la formation du tour de table du futur GRT,  en empêchant les 2.5 millions d’actionnaires du groupe EDF de s’accaparer la majorité du capital du GRT.

 

Mais avant la transposition en droit français de ces deux maladies toutes deux mortelles, nous continuons à œuvrer avec notre antibiotique préféré (le modèle RTE) pour que ce choix cruel ne s’impose pas à notre législateur, fut-il averti… ou mieux : vacciné !!!


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

  • : Administrateur salarié parrainé par la CFDT au Conseil de surveillance de RTE. Copyright CFDT RTE 2005-2012
  • Partager ce blog

Twit

Contactez-nous !

 Cliquez sur la Bal                                

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés