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A l’heure où nous recevons à la maison un courrier imposant pour participer à l’offre aux salariés pour l’ouverture du capital du Groupe EDF, bon nombre d’entre-vous m’ont interrogé : Faut-il placer ses économies dans l’actionnariat salarié ? Faut-il boycotter cette opération ? Que vas-tu faire à titre perso en tant que tête de la liste parrainée par la CFDT?
Sur l’aspect économique de l’opération : Je ne peux, modestement, jouer au conseiller financier. Je ne peux que vous conseiller d’observer ce que peuvent dire les investisseurs institutionnels, de vous informer le plus possible par différents canaux et de vous faire votre propre opinion. Enfin, encore faut-il en avoir les moyens financiers pour le faire …
Mais sachez que tout investissement fait l’objet de risques et d’opportunités. C’est aussi vrai pour EDF. La presse quotidienne s’en fait largement écho…
Sur l’aspect politique de l’opération : Vous le savez, la CFDT est pleinement opposée à l’ouverture du capital de l’entreprise. Je n’y reviendrais pas : vous connaissez désormais nos arguments.
Mais la Présidence d’EDF veut transformer cette opération en « référendum » sur la transformation institutionnelle du Groupe EDF. Elle y met les moyens ! Elle se trompe lourdement car les agents qui participeront à cette offre vont avant tout chercher une opportunité d’une augmentation éventuelle de pouvoir d’achat. Car cette option est aussi pleinement légitime pour faire face à la pression intolérable sur les salaires ou les pensions que nous subissons depuis trop longtemps.
Face à ces questions, je pourrais, tout comme vous, être interrogatif. Mais, aujourd’hui, plus qu’hier et bien moins que demain, je suis de ceux qui mettent leurs actes en adéquation à leurs discours. Car il est pour moi indécent de militer activement contre les dérives de l’ouverture du capital du Groupe EDF en semaine et d’en recueillir les fruits éventuels le WE.
Fort de cette conviction et sans dogmatisme: je ne participerais pas à cette opération d’actionnariat salarié. C’est ma décision personnelle, que je me dois, en tant que tête de liste, à rendre publique !
Car il est pour ma part, important, que ceux qui aspirent à défendre des positions au plus haut niveau, sachent toujours être en accord avec ce à quoi ils croient. Dans notre société, comment être crédible pour défendre des orientations, si on n’est pas soit même, exemplaire sur celles-ci ? Ce choix personnel, comme tout autre choix, est le prix de l’indépendance et de la crédibilité, quand on accepte de prendre des responsabilités…
Tout comme moi, c’est une décision qui vous revient à titre individuel car outre le fait qui perturbe éventuellement vos convictions, il touche aussi la gestion de votre patrimoine! Qui d’autre que vous peut arbitrer ce choix ?
Patrick LARRADET
Si tous les agents faisaient ça, au moins les manif que j'ai faite n'auraient pas servies à rien...
Je comprends votre position qui vous honore.Au moins on sait à qui on a à faire avec vous.
alors prendre des actions...
Bon mais faut pas non plus trop culpabiliser les gens qui en prennent. Vous avez raison dans ce que vous dites et vous le dites avec des mots justes
Oui avec de tels écrits nous sommes crédibles
Alors à vous qui allez sur ce blog : Votez et incitez à voter pour ce candidat intègre.
Au moins avec lui, c'est pas comme avec les partis politiques ou les autres candidats on sait pour quoi et pour qui on vote !
T'es un exemple, le "not'filleul" de barbe blanche et le notre aussi.
Encore 22 jours....Qui t'as fait ce site super ?
A+ "Jeune homme"
REUTERS | 18.11.05 | 12:35
PARIS (Reuters) - EDF pourrait avoir un parcours hésitant, voire franchement difficile, dans ses premiers jours de Bourse, estiment vendredi des intervenants qui jugent le prix d'introduction, 33 euros, très élevé.
"Je suis un peu surpris que le gouvernement ait retenu le haut de fourchette. A très court terme, il prend un risque de parcours boursier assez hésitant (pour le titre EDF)", estime Romain Boscher, directeur de la gestion actions de Groupama AM.
Les investisseurs institutionnels, qui étaient déjà nombreux à juger la fourchette indicative (29,50 à 34,10 euros) trop élevée, estiment que le gouvernement a pris un risque en fixant le prix d'introduction vers le haut de la fourchette.
"Le titre ne devrait pas faire les mêmes étincelles que Gaz de France. C'est très cher. On trouvait déjà que le bas de fourchette était cher, alors le haut de fourchette... A 33 euros, cela fait une prime de l'ordre de 20% par rapport aux comparables européens", souligne Laurent Vallée, directeur de la gestion privée chez Richelieu Finances, qui n'a pas souscrit.
"Le prix prend en compte une augmentation des tarifs de l'électricité qui n'est pas acquise", renchérit Romain Boscher.
A plus long terme cependant, même les intervenants qui n'ont pas voulu souscrire dans le cadre de l'introduction en Bourse sont plus confiants pour le titre du groupe d'électricité qui devrait améliorer sa rentabilité dans les années à venir.
GROS RETOUR DE PAPIER ATTENDU DES PARTICULIERS
Mais lundi, pour son premier jour de cotation, l'action devrait être plombée par des reventes massives de particuliers, qui ont pu acheter à 32 euros, un euro au-dessous du prix aux institutionnels et qui voudront réaliser une plus-value rapide.
"Le cercle des acheteurs est si large qu'il est probable qu'une partie d'entre eux n'ait pas acheté pour le long terme. Je crains un retour de papier important", dit Romain Boscher.
Ce gérant souligne en effet que le nombre élevé (4,85 millions) de particuliers ayant souscrit à l'Offre à prix ouvert (OPO) d'EDF sur les conseils de leur banque, dépasse largement le total des actionnaires individuels actifs en France, estimé entre 1,5 million et 3,5 millions selon les critères retenus.
Face à ce gros flux de ventes potentiel, la tenue de l'action dépendra donc beaucoup du soutien apporté par les achats des gérants dit "indiciels", qui seront dans l'obligation de détenir des titres EDF le jour de son entrée dans le CAC 40, estiment des intervenants.
"Il y aura quand-même un facteur de soutien avec l'entrée d'EDF dans l'indice. Cela va inciter, pour ne pas dire obliger, les gérants indiciels à en acheter", commente Laurent Vallée.
"Une grande partie des particuliers va être tentée de faire un aller-retour rapide sur le titre EDF et il faut des institutionnels en face prêts à investir", conclut un banquier. "Ils ont un atout, c'est l'entrée prévue d'EDF dans l'indice. La question est de savoir s'ils vont le faire vite, ou bien s'ils vont prendre leur temps et attendre que le prix glisse".
Laurent Vallée fait remarquer en outre que le gouvernement "n'a pas trop mal mené l'affaire" en introduisant d'abord Gaz de France, avec une décote de l'ordre de 15% par rapport aux sociétés comparables, ce qui fait que le titre a très bien performé en enregistrant une hausse de 23% le premier jour de sa cotation.
"Psychologiquement, cela a créé un précédent, surtout pour les particuliers. Mais à mon avis, c'est une fausse bonne affaire".
==> Aie !! aie !! ça sent pas bon.. Encore une fois, se sont les petits qui vont se faire plumer.
Alors que le placement de GDF avait été sursouscrit plus de 27 fois, celui d'EDF a atteint 4 fois seulement.
Plusieurs gérants ont jugé dès le début le prix trop élevé et n'ont pas voulu compromettre leur performance annuelle, le CAC 40 affichant un gain de près de 20% depuis janvier.
==> Bienvenue dans le monde de la finance...