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Deux gagnants, deux perdants dans la nouvelle grille tarifaire de Gaz de France
Les perdants :
l'entreprise qui doit consentir un effort pour adoucir la note pour les clients...
Les clients eux-mêmes, qui subissent une augmentation moyenne et limitée de 3.8%,
mais cette limitation est toute provisoire en attendant la prochaine augmentation et la disparition de l'effort consenti par l'entreprise pour l'hiver.
Les gagnants :
les boursicoteurs, bien sûr, qui auront largement anticipé les yoyos imposés par la Com gouvernementale.
Mais c'est surtout le budget de l'Etat.
En effet : les tarifs augmentent bien de 12% sur les consos ===> produit de la TVA idem (celle à 19.6%...)
l'abonnement est lui, réduit de moitié ====> produit de TVA idem (mais TVA à 5.5...)
solde : 9 à 10% de plus sur le produit de la TVA.... Bercy beaucoup Msieurs-dames!
Belle opération pour Bercy
====> pour son budget
====> pour rassurer la Bourse
mais pour les clients-usagers....
Une seule solution pour l'intérêt général : une forme de TIPP flottante, y compris pour le Gaz....
AOF) - Dans un entretien accordé au "Figaro Economie", Jean Syrota, le président de la Commission de régulation de l'énergie, l'autorité de régulation du secteur, conteste sévèrement le dispositif appliqué conjointement par Gaz de France et le gouvernement. D'un côté, le gouvernement autorise GDF à augmenter significativement ses tarifs, de l'autre, il oblige l'entreprise à faire des gestes commerciaux. "Sans doute le barème tarifaire proposé par Gaz de France est-il conforme à la réglementation en vigueur, mais les remises commerciales qui l'accompagnent ne le sont pas du tout", explique M. Syrota.
"En effet, les tarifs sont d'ordre public. Ils ne peuvent donc être modifiés par des décisions unilatérales de l'entreprise. Toute modification doit être intégrée dans les barèmes qui, eux-mêmes, doivent respecter la réglementation. Partant de là, les choses sont simples : pour permettre à l'entreprise d'effectuer des gestes commerciaux de cette nature, il aurait fallu d'abord modifier l'arrêté du 16 juin 2005 qui fixe, pour trois ans, les prix du gaz en distribution publique", ajoute-t-il.
La libéralisation a fait grimper les prix
LOUVERTURE à la concurrence du marché de lélectricité ne constitue pas forcément une bonne nouvelle pour les consommateurs. Nos voisins européens qui ont sauté le pas en ont déjà fait lamère expérience. Selon une étude réalisée en juillet dernier par le cabinet britannique Nus Consulting, la déréglementation de ce secteur énergétique sest traduite par une hausse significative des prix dans les pays concernés. Pionnière en la matière, la Grande-Bretagne, qui a entamé le processus dans les années 1990, a enregistré en 2005 une hausse spectaculaire de 24,2 %... En Allemagne, où le marché est totalement ouvert pour les entreprises et pour les particuliers depuis 1998, les tarifs ont progressé de + 5,5 % en 2005. Une hausse qui nest pas la première du genre, puisque les prix ont augmenté outre-Rhin de 9 % par an durant quatre années consécutives... Quant à lItalie, elle occupe la place peu enviable de pays le plus cher dEurope, avec un prix record de 0,095 par kilowatt (contre 0,055 en France), et une augmentation de 6,8 % en lespace dune année. En comparaison, la France, où les prix sont restés sages entre 2000 et 2005 (passant de 0,054 le kilowatt à 0,055 ), fait figure de bonne élève. La preuve que le contexte (hausse générale des prix de lénergie, hivers rigoureux...) nexplique pas à lui seul la facture salée acquittée par les consommateurs des autres pays membres de lUnion. Pour bon nombre dobservateurs, cest en effet la libéralisation du marché de lénergie qui est à lorigine de cette flambée des prix. En effet, contrairement à ce que lon pouvait espérer, louverture des marchés na pas entraîné une concurrence plus forte, mais a eu pour conséquence daccélérer les concentrations dans le secteur de lélectricité. Et de consolider la position dominante de quelques géants, tels que lallemand EON, ou encore litalien Enel.