Partager l'article ! Une alternative, pour le courant alternatif!: A l’heure où est édité cet article, l’acte le plus funeste de notre his ...
A l’heure où est édité cet article, l’acte le plus funeste de notre histoire économique concernant l’ouverture du capital d’EDF n’a pas été encore réalisé.
Faut dire qu’ils ont de quoi se poser des questions. La demande de Gaz de France, d’augmenter les tarifs de 12% au lendemain de son entrée au CAC 40, force la réflexion.
En effet, une augmentation des tarifs de l’énergie a bien plus de répercussion que l’augmentation de la baguette. C’est, bien sûr, une question de pouvoir d’achat, mais surtout une question économique et politique majeure qui percute clairement la compétitivité de l’ensemble de l’outil industriel français. Avec les perspectives d’un pétrole à 100 dollars, la question du rôle des services publiques de l’énergie se pose avec autant d’acuité qu’en 1946 ou 1973. Faut-il un outil industriel énergétique au service de l’emploi et de la compétitivité des entreprises française ou faut-il un outil au service de la Bourse et des rentiers ? Faut-il qu’il soit piloté par ceux en charge de l’intérêt général ou par les fonds de pension américains, très sollicités ces derniers temps ?
De plus, les plus libéraux estiment que la hausse de 12% du tarif de gaz de France est « exorbitante ». C’est ceux-là même qui ont poussé au changement du statut des deux fleurons de l’industrie électrique et gazière française. C’est ceux-là même qui ont transformé ces entreprises en société de droit commun au service des boursicoteurs. Il suffit d’observer le mouvement du titre de Gaz de France :
Quand le gouvernement s’interroge sur cette augmentation : le titre baisse fortement… Le lendemain même, quand le gouvernement déclare qu’une hausse sera bien appliquée, le titre augmente…
Voilà le nouveau pilotage des entreprises, encore publiques :
Arbitrage entre Bourse et intérêt général….
Alors certains ont dit que la transformation des EPIC en SA, y compris pour RTE, était imposée par la législation européenne. Ce mensonge ne résiste pas à la réalité des faits !
Rien n’obligeait une transposition des directives avec de tels bouleversements.
D’autant plus que concernant EDF, l’entreprise avait créé, il y a près de 20 ans une filiale « EDF international SA » qui avait pour objet d’assurer le développement du Groupe à l’étranger.
Si, comme l’affirme, la Direction de l’entreprise, voire la commission « Roullet » qui avait été chargée d’étudier ce dossier, il est nécessaire de dégager des moyens financiers pour assurer le développement du Groupe : ils n’ont qu’à ouvrir le capital de cette filiale.
Les risques seraient ainsi limités. La structure financière du Groupe ne serait pas impactée. Les investissements et leurs risques seraient ainsi clarifiés. Le Gouvernement pourrait ainsi pleinement jouer son rôle de pilote des tarifs à destination de l’intérêt général, etc…
C’est simple, basique… ça marche ! Certes, c’est moins avantageux pour les banques, mais c’est clairement en faveur de l’intérêt général !
Il suffirait d'y transférer toutes les participations d'EDF à l'étranger pour qu'elle puisse agir de façon plus importante. quelques AG et CA des filiales concernées et du Groupe et hop !
Puis le groupe EDF, en accord avec l'APE, pourrait ouvrir son capital qui permettrait de financer tout le développement externe du Groupe EDF...
En clair voilà l'outil juridique pour ne pas ouvrir le capital du Groupe EDF !
"Il y a un travail très intense qui est mené ces derniers jours et ces dernières heures entre le gouvernement et le président d'EDF" ainsi qu'entre "le président d'EDF et les partenaires sociaux", a-t-il indiqué sur France-Inter. "A ma connaissance, ce travail n'est pas achevé".
D'autre part, le ministre délégué au Budget a ajouté qu'"il ne peut pas donner de calendrier précis" sur l'ouverture du capital. Mais "on y travaille intensément".
La CGT a affirmé samedi que le Premier ministre pourrait annoncer la date d'ouverture du capital d'EDF lundi, ce qu'a aussitôt démenti Matignon.
"Des sources nous indiquent que Dominique de Villepin annoncerait lundi le lancement de l'ouverture du capital d'EDF en faisant un grand numéro de claquette autour du service public ", affirme la Fédération nationale des Mines et de l'Energie-CGT (FNME-CGT) dans son communiqué. L'organisation syndicale y voit une "volonté de court-circuiter le débat", et s'élève contre ce qu'elle qualifie de "passage en force".
"Ça n'a aucun fondement", affirmait-on à ce sujet à l'hôtel Matignon. Une décision quant à l'ouverture du capital sera "annoncée le moment venu", indiquait-on une nouvelle fois dans l'entourage du Premier ministre. AP
Il se dit cependant favorable à l'entrée dans son capital de partenaires publics comme la Caisse des dépôts ou les collectivités locales, afin de financer son développement.
"Nous reviendrons là-dessus, nous rachèterons par la Caisse des dépôts et d'autres organismes les actions mises sur le marché. (...) Je suis pour EDF 10O% public mais pas forcément 100% Etat", a-t-il dit sur Radio J.
La loi modifiant le statut d'EDF pour permettre la privatisation stipule que l'Etat doit garder au moins 70% du capital.
Valse,valse.. Quand tu nous tiens..
interdite de devenir majoritaire ! Quant aux "PECO" la question est celle du volume du dégraissage à réaliser pour monter à ces deux chiffres...
Sur le plan social les représentants des personnels étrangers d'entreprises où eDF est "dominante" (anglais, hongrois, polonais et slovaques, mais pas allemands ou italiens) ont l'habitude de "dialoguer" depuis quatre ans dans le cadre du "comité d'entreprise européen" d'eDF avec les représentants des fédés françaises et les diririgeants de la tête du groupe.
Les ramener au rang de filiale de second rang serait les rabaisser à un "dialogue" avec des syndicalistes français d'eDF I et avec les dirigants de cette filiale, c'est-à-dire pas avec les vrais interlocuteurs. Inadmissible pour nos collègues de Solidarnosc (par exemple) : à mon avis, aujourd'hui aucune fedération française ne peut accepter une telle régression vis-à-vis de la balbutiante Europe sociale!
Sur le fond et dans le dossier qui nous interresse: le Gvt ne permet pas le débat : il tranche aujourd'hui même ! Maintenant : il va falloir trouver d'autres alternatives....
Octobre 2005, mois funeste ?
De source proche de Matignon, on précisait que 30 milliards d'euros seraient investis sur les trois premières années, a partir de 2006.
Pierre Gadonneix a également indiqué que l'évolution des tarifs d'EDF ne dépasserait pas le rythme de l'inflation pendant la durée du plan d'investissement.
Le gouvernement veut mettre 15% d'EDF en Bourse dans le cadre d'une augmentation de capital. Les salariés auront 15% de l'offre.
Les modalités de la mise en Bourse de l'opérateur seront précisés par le ministre de l'Economie, Thierry Breton, lors d'une conférence de presse prévue à 12h45.
Pour donner son feu vert définitif à l'opération, le gouvernement avait fixé deux préalables : l'élaboration d'un contrat de service public recensant les engagements de l'électricien public et la préparation d'un plan pluriannuel d'investissements, qui vient ainsi d'être signé.
(AOF) - "Je décide aujourd'hui de lancer l'augmentation de capital d'EDF par appel au marché. Cette opération sera mise en oeuvre dans les prochains jours", a déclaré Dominique de Villepin lors d'une conférence de presse. Selon le Premier ministre, dont les propos sont rapportés par l'agence Reuters, l'Etat n'a pas l'intention de se désengager de l'électricien français et conservera "au moins 85%" du capital. De plus amples détails sont attendus lors de la conférence de presse tenue par Thierry Breton, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, ce jour à partir de 12h45.