Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:43
Malgré l'impact de la crise sur la consommation d'électricité, RTE dégage près de 200 millions d'euros de résultats pour l'année 2009. En effet, ce n'est pas le résultat affiché de 500 millions qu'il faut retenir car il comporte un remboursement de 300 millions d'euros par l'Etat (annulation une décision de la Commission européenne de 2003 relative à un aide d’Etat présumée à EDF). Ainsi les bénéfices de RTE reculent d'un tiers par rapport à l'année précédente.

 

Mais la crise n'explique pas à elle seule cette chute. Tout d'abord, les turpitudes autour de la sortie retardée du nouveau tarif (Turpe 3) ont participé à limiter le chiffre d'affaires. En effet, l'augmentation tant attendu a pris 7 mois de retard, générant ainsi du manque à gagner. Tant mieux pour nos clients. Mais si on rajoute à cela le surcoût insolent de l'achat des pertes pour l'exercice ( +100 millions d'euros), un dossier qui peine à trouver sa voie (rachat d'un réseau) et la chute sur les revenus d'interconnexion dont une partie est certes imputable à la crise... on s'en sort plutôt bien !

 

J'avais, à l'occasion de l'élaboration du budget 2009, émis un certain nombre de réserve sur le niveau prévisionnel des recettes, tant sur le volet interco que j'estimais un peu surévalué que sur l'impact de la crise. Bref, le budget prévisionnel 2009 s'inscrivait dans une démarche d'affichage "volontariste", bien usitée au Ministère des finances. La réalité s'impose toujours à tous, in fine.

 

Mais il faut noter que malgré la crise le niveau des investissements passe à plus d'un milliard (+22%): c'était d'ailleurs ma principale motivation avec celle de la progression des dépenses de sécurisation (programme que j'avais soutenu devant la CRE et le Ministère), pour voter favorablement le budget prévisionnel 2009.
Investir, c'est se projeter dans l'avenir et c'est surtout de l'activité !  En temps de crise : c'est utile ! Et quand c'est la collectivité qui en tire bénéfice, c'est encore mieux !

 

Certains esprits chagrins constateront que le niveau d'endettement de RTE est à la hausse (près de 300 millions d'euros en plus portant à 6,3 milliards). Mais cet endettement est lié au niveau des investissements. Enfin, je suis de ceux qui sont favorables à cette politique financière : en effet, il vaut mieux s'endetter en temps de crise pour investir (taux d'intérêt actuellement maintenus bas) qu'au moment de la reprise qui viendra, heureusement, un jour où l'autre.

 

Côté capital humain, les "charges" du Personnel dépassent désormais les 700 millions d'euros (environ + 6%) pour un effectif qui progresse de 1%. Ces progressions cachent une politique assumée de gain de productivité sur le Personnel. En effet, à périmetre constant, l'évolution des effectifs ne serait pas aussi favorable... Par ailleurs, heureusement qu'il y a eu le versement de la prime de 1500 euros de l'accord du 8 avril, dont le poids reste limité dans les comptes par les déductions diverses. Qu'en sera t-il cette année ???

Côté rémunération du directoire, y a pas de quoi faire des campagnes de Presse avec sa croissance équivallente à celle du Personnel. Car il faut noter qu'un bon nombre de membres du Conseil de surveillance gagne plus que le Président de RTE, himself...


Bref, l'année 2009 pour RTE n'est pas extraordinaire sur le plan financier, mais est assurément enviable par rapport à d'autres entreprises qui affrontent la crise. Ici, on travaille pour l'avenir. Espérons dans ce cadre que pour 2010, l'attention au capital humain soit au niveau de l'attention donnée au capital de l'actionnaire. Pour ce qui me concerne, telle est ma mission au Conseil de surveillance!




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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 15:11

Après avoir été prévenu par différents canaux, quelle ne fut pas ma surprise hier en découvrant sur le site internet du ministère du travail, que mon entreprise, RTE, faisait partie de la liste rouge des moutons noirs en matière de traitement des risques psycho-sociaux !

 

Alors que des actes clairs avaient pourtant été mis en œuvre par RTE tels que le recrutement d’une personne de haut niveau en charge de cette problématique ; Alors que des discussions approfondies en vue de déboucher sur un accord pertinent, sont toujours en cours avec les organisations syndicales de RTE ; Cet éclairage jettait l’opprobre sur une entreprise qui a certes des progrès à faire mais qui se saisit concrètement de ce sujet depuis quelques temps.

 

L’explication était, bien entendu, ailleurs…

 

En effet, le fait que l’entreprise n’aie pas renvoyé à temps un questionnaire du ministère… qu’il n’a jamais reçu… catalogue RTE « administrativement » dans la liste rouge. Sauf que l’entreprise bénéficie désormais d’un accord de branche (IEG) signé le 12 février sur ce sujet … ce qui prouve que les négociations étaient largement entamées...

Il faut sans doute y voir un « traitement industriel » par le ministère du travail dont l’origine est assurément le manque de moyens dédiés !
Ici nous espèrons que d’autres « listes » établies par l’Administration, ne « profitent » pas d’un tel traitement (Compagnies aériennes, paradis fiscaux, etc…)

 

Alors, histoire d’enfoncer le clou, nous rappellerons aux dubitatifs que RTE bénéficie d’organisations syndicales très attentives (dont ma préférée qui est à la pointe) à cette problématique qui a, par ailleurs, été abordée à plusieurs reprises dans l’entreprise, y compris au Conseil de surveillance. Qu’à la limite, si une liste « de dénonciation » doit être élaborée, elle se doit de refléter la réalité de l’entreprise et en cas de problème, validée par les organisations syndicales elles-mêmes quand elles existent.

 

Sûr qu’une correction ne manquera pas d’être faite pour rétablir les faits. Cela n'a pas tardé, déjà, ce matin même, n’apparaissaient uniquement les entreprises cataloguées en vert… Mieux, RTE a disparu totalement des listes… Faut dire que celles-ci ont été consultées par plus de 1.2 millions de connections, et qu’elles ont suscité pas mal de réactions

 

Mais le plus important, et ce que je souhaite avant tout, c’est que cette mise sous tension par une liste administrativement établie, ne se fasse pas au détriment de la qualité du diagnostic ou des actions à mettre en œuvre au sein de RTE. Car je suis de ceux, nombreux à RTE, qui privilégient le fond et l’efficacité, à la forme !

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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 08:00
Beaucoup doutaient de notre vision sur l'avenir énergétique . Il est vrai que se projeter sur 30 ans n'est pas chose aisée alors que les opérateurs énergéticiens attendent encore une visibilité, y compris à court terme...

Car il y a environ un an nous plaidions, encore,  pour un effort conséquent en faveur de la recherche pour redynamiser la filière nucléaire française en s'appuyant sur la génération IV des réacteurs. Le CEA, vient de confirmer un scénario que nous envisagions, sur la mise en oeuvre industrielle de cette nouvelle filière en 2040, date à laquelle la grande partie des REP actuels, qui auront bénéficié d'une prolongation par l'autorité de sûreté nucléaire, auront atteint l'âge légal actuel de la retraite, 60 ans !

En effet, par une multiplication conséquente du budget, le CEA nous promet la mise en service d'un prototype industriel en 2020, surnommé ASTRID (Advanced sodium Test Reactor for Industrial Development) ! Après quelques années de validation du programme et pour absorber les décalages, on peut raisonnablement penser que la filière pourrait être mature dans les années 30, pour une construction massive en fin de décennie.

La génération IV, plus économe en Uranium en multipliant par 10 le rendement, "brûlant" une bonne partie des déchets à vie longue produits aujourd'hui par des réacteurs classiques, est assurément le réacteur qui permettra de faire la transition vers d'autres réacteurs... à fusion, ( 0 déchet, combustible infini), dont nous n'aurons, vraisemblablement pas, la chance de voir tourner...

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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 21:44
Souvenir, souvenir ... il y a presque 5 ans ...



La liste ACSPE 2005

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