Mardi 15 novembre 2005 2 15 /11 /Nov /2005 00:00

Au 1er septembre dernier, une page de notre longue histoire a été tournée pour notre entreprise. Comme vous le savez, le choix retenu par le législateur pour la transformation de RTE en filiale n’était pas celui de la CFDT. Aujourd’hui, la loi s’applique  et elle ne changera pas immédiatement. Malheureusement, les faits confirment que nos réserves étaient plus que jamais fondées.

Car, comme prévu, RTE va goûter aux délices de la financiarisation de ses activités.

En effet, RTE est désormais soumis à deux autorités. Celle de la CRE, que nous pratiquons depuis quelques années, qui a pour mission de surveiller nos pratiques. Celle de l’actionnaire, qui a pour mission de veiller à ses propres intérêts financiers. Car, au risque de faire tomber quelques illusions, j’affirme que l’intégration de RTE au Groupe EDF relève surtout de l’intégration strictement financière. L'introduction en Bourse du Groupe EDF ne fait que renforcer cette triste réalité.

Les belles âmes vous diront que la présence de ces deux tutelles permet justement à RTE de réaliser l’équilibre au profit de l’intérêt général par une indépendance de gestion inscrite dans la loi. Moi, je constate qu’elles savent se mettre d’accord pour augmenter la rémunération des actifs de l’entreprise, donc de l’actionnaire, par une recherche incessante de la productivité. Je constate également, que pour une activité « sans risques », le taux de profit demandé à RTE approche le double de celui des premières entreprises du CAC 40 réalisé en 2004. Voilà donc un bel outil industriel au service de l’intérêt général, transformé en usine à cash.

Inéluctable, diront certains. J’estime pour ma part que notre activité mérite bien mieux que le pilotage par la finance…J’estime aussi que RTE a une mission d’intérêt général qui doit être renforcée. J’estime enfin que l’énergie dépensée quotidiennement par les 8300 agents de RTE doit trouver un autre débouché qu’un insolent taux de profit à deux chiffres.

Je suis donc convaincu qu’il y a lieu d’agir pour redonner du sens à notre activité.

Vous avez pu le constater : dénoncer ne suffit plus…  Il faut désormais peser sur les choix et proposer des alternatives! Un engagement fort au Conseil de surveillance est désormais vital car c’est un lieu où l’on construit. Les effets de manches n’y débouchent jamais !

C’est pourquoi les militants CFDT de RTE m’ont proposé de conduire leur liste à l’élection au Conseil de surveillance. Rentré par convictions dans cette entreprise du Service public, je ne peux me résoudre dans mon coin à observer les dérives de cette spirale destructrice. Je connais bien cette entreprise pour y avoir exercer différentes activités. Je connais trop les conséquences du laisser faire. Il faut savoir proposer des alternatives crédibles mais partagées par le plus grand nombre. Il faut aussi savoir anticiper sur les évènements. Il faut enfin savoir influencer les décideurs. C’est donc tout le sens de mon engagement personnel et de celui de mes co-listiers pour agir concrètement au sein du Conseil de surveillance de RTE.

Mais cet engagement ne peux se reposer que sur une légitimité. Cette légitimité, c’est vous qui allez nous la donner en votant le 8 décembre. Car il n’existe que deux alternatives : celle qui dénonce sans déboucher ; celle qui débouche sans compromission.

Le choix est clair, vous avez entre vos mains le 8 décembre les clefs de votre avenir. Il ne s’agit pas ici de se faire plaisir dans l’urne et de subir par la suite: il s’agit ici de construire collectivement une orientation autre que celle imposée  par les financiers…

C’est ce que vous propose notre liste avec détermination ! Nous le ferons avec vous en développant des outils d’expression directe. Nous le ferons également au plus prêt du terrain, avec nos militants qui sont plus que jamais engagés pour réussir ensemble.

Vous pouvez donc compter sur notre engagement déterminé 

                                                                                                                      Patrick Larradet

                                                                                                                        Tête de liste

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Dimanche 13 novembre 2005 7 13 /11 /Nov /2005 00:00

Des actes de malveillance ont été commis à plusieurs reprises la semaine dernière dans des postes de RTE situés à Givors, Villeurbanne et Vénissieux (Rhône). Ils ont entraîné de larges coupures qui ont touché plusieurs centaines de milliers de foyers.

La presse régionale se fait largement écho d’une revendication par des agents. Une enquête judiciaire est en cours pour authentifier cette revendication et en trouver les auteurs.

 

Si l'instruction confirmait la responsabilité d’agents, nous appelons ces collègues à cesser de tels actes préjudiciables à l’intérêt même de la cause défendue. Les conséquences de coupures à de telles échelles peuvent être irréparables !

La CFDT a toujours agi dans un cadre démocratique, républicain et respectueux des usagers. Elle ne peut donc ni s’associer et encore moins cautionner des coupures non ciblées et non maîtrisées en particulier quand celles-ci touchent des hôpitaux ou des quartiers sensibles très largement malmenés ces derniers temps…

 

 

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Jeudi 10 novembre 2005 4 10 /11 /Nov /2005 17:13

 

 

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22 fev 06        29 mars 06        4 mai 06
 
                   

  10 mai 06


         
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Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /Nov /2005 00:00

A l’heure où nous recevons à la maison un courrier imposant pour participer à l’offre aux salariés pour l’ouverture du capital du Groupe EDF, bon nombre d’entre-vous m’ont interrogé : Faut-il placer ses économies dans l’actionnariat salarié ? Faut-il boycotter cette opération ? Que vas-tu faire à titre perso en tant que tête de la liste parrainée par la CFDT?

 Sur l’aspect économique de l’opération :

Je ne peux, modestement, jouer au conseiller financier. Je ne peux que vous conseiller d’observer ce que peuvent dire les investisseurs institutionnels, de vous informer le plus possible par différents canaux et de vous faire votre propre opinion. Enfin, encore faut-il en avoir les moyens financiers pour le faire …

Mais sachez que tout investissement fait l’objet de risques et d’opportunités. C’est aussi vrai pour EDF. La presse quotidienne s’en fait largement écho…

 Sur l’aspect politique de l’opération :

Vous le savez, la CFDT est pleinement opposée à l’ouverture du capital de l’entreprise. Je n’y reviendrais pas : vous connaissez désormais nos arguments.

Mais la Présidence d’EDF veut transformer cette opération en « référendum » sur la transformation institutionnelle du Groupe EDF. Elle y met les moyens ! Elle se trompe lourdement car les agents qui participeront à cette offre vont avant tout chercher une opportunité d’une augmentation éventuelle de pouvoir d’achat. Car cette option est aussi pleinement légitime pour faire face à la pression intolérable sur les salaires ou les pensions que nous subissons depuis trop longtemps.

Face à ces questions, je pourrais, tout comme vous, être interrogatif. Mais, aujourd’hui, plus qu’hier et bien moins que demain, je suis de ceux qui mettent leurs actes en adéquation à leurs discours. Car il est pour moi indécent de militer activement contre les dérives de l’ouverture du capital du Groupe EDF en semaine et d’en recueillir les fruits éventuels le WE.

Fort de cette conviction et sans dogmatisme: je ne participerais pas à cette opération d’actionnariat salarié. C’est ma décision personnelle, que je me dois, en tant que tête de liste, à rendre publique !

Car il est pour ma part, important, que ceux qui aspirent à défendre des positions au plus haut niveau, sachent toujours être en accord avec ce à quoi ils croient. Dans notre société, comment être crédible pour défendre des orientations, si on n’est pas soit même, exemplaire sur celles-ci ?  Ce choix personnel, comme tout autre choix, est le prix de l’indépendance et de la crédibilité, quand on accepte de prendre des responsabilités…

Tout comme moi, c’est une décision qui vous revient à titre individuel car outre le fait qui perturbe éventuellement vos convictions,  il touche aussi la gestion de votre patrimoine! Qui d’autre que vous peut arbitrer ce choix ?

Patrick LARRADET

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