Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 23:36
PARIS, 29 nov 2005 (AFP) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) enquêterait sur le rôle des fonds spéculatifs sur la baisse du prix de l'action d'EDF dans les premiers jours de sa cotation en Bourse, démarrée le 21 novembre, selon le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Les fonds sont soupçonnés par le gendarme de la Bourse d'avoir "fait artificiellement baisser le cours de l'action lors de son introduction", écrit l'hebdomadaire satirique.
L'AMF n'était pas joignable mardi soir pour commenter ces informations.
Le titre EDF, qui a séduit cinq millions de petits porteurs, avait ouvert le 21 novembre légèrement au dessus de son cours d'introduction de 32 euros, les achats des investisseurs institutionnels ayant tout juste compensé une vague de ventes massive, et clôturé son premier jour à 32 euros pile.
Le lendemain, l'action EDF avait fini à 31,05 euros, en baisse de 2,97% par rapport au cours d'introduction.
Selon les courtiers, certains fonds spéculatifs avaient en effet vendu d'avance des actions EDF qu'ils ne détenaient pas encore (ventes à découvert), dans l'optique de peser sur les cours, de les racheter à un prix inférieur et empocher ensuite la différence.

Commentaire de la rédaction de ACSPE :

Il y a effectivement lieu d'enquêter. Outre les manipulations spéculatives bien connues des ventes à découvert, il y a lieu de s'interroger sur la campagne de presse des zinzins savamment orchestrée avant la première cotation pour faire peur aux particuliers ayant  acheté comptant leurs actions à 32 euros.  En effet, le rachat massifs de ces titres par certaines banques pour soi disant soutenir la valeur du titre qui avait atteint jusqu'à 20% en deçà du cours d'introduction dans la matinée de cette première journée (la fonction désintéressée des banques est bien connue....) n'a t-il pas pour but de d'encaisser la différence prévisible car mécanique du titre, à l'occasion de sa future introduction au CAC 40 ? : réponse le 19 dec au soir....

Les zinzins (investisseurs institutionnels) ont refusé de les acheter à 33 euros. D'autres ont pu les acheter jusqu'à 27-28 euros.... Tiens donc ! Au prix des actions proposées au Personnel qui vont directement dans les caisses de l'Etat....

Décidément, l'ouverture du capital d'EDF est un modèle à réitérer.
Ceux qui se font rouler : toujours les mêmes.
Ceux qui encaissent : toujours les mêmes...
                                                                                                      


C'est ça, le manège enchanté de la Corbeille!

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Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /Nov /2005 00:22
« la vie de l'entreprise, c'est d'être entièrement soumise aux désirs de ses actionnaires ! »
un administrateur (non salarié ) du CA d'EDF...

A méditer pour RTE....
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Vendredi 25 novembre 2005 5 25 /11 /Nov /2005 00:00

Comme on vous l’avait indiqué il y a quelques semaines, EDF fait une entrée précipitée au CAC 40 en remplaçant TF1 (voir article : j’arrive !).


Il est en effet urgentissime d’aider le titre malmené pendant ses premiers jours, en l’adossant à l’ascenseur indiciel
(les gérants de Sicav et autres fonds communs de placement se doivent de renouveler leur portefeuille en achetant le nouveau titre du CAC 40).
Mais cette aide ne sera, sans doute, qu’éphémère en attendant la session des actifs d’EDF par l’Etat (en clair : la vraie ouverture du capital) qui devrait suivre dans la foulée si le titre se comporte bien…

Ironie de l’histoire ou inconscience de nos financiers (ici le conseil scientifique des indices de la Bourse de Paris), la date retenue pour la première cotation au CAC 40 est
 


le 19 décembre 2005…



              Car si cela ne dit rien aux banquiers, tous les électriciens s’en souviennent :

                                                     le 19 décembre 1978 à 8h26,

                                la France subissait le plus grand black-out de son histoire.

                      Certes, il ne faut pas être superstitieux, mais quel symbole !
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Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /Nov /2005 10:46

Deux dossiers à surveiller particulièrement :

1) La commission du marché intérieur du Parlement européen a adopté mardi dernier le rapport relatif à la proposition de directive sur les services, plus connue sous le nom de "directive Bolkestein".

Les orientations du vote n'ont rien de rassurant.

Ils n'ont pas hésité à voter l'inclusion des services d'intérêt économique général (SIEG) dans le champ d'application du texte. Cela signifie que la directive va s'appliquer aux secteurs de l'eau et de l'énergie. Ne seront exclus que les services publics régaliens tels que la police ou la justice ainsi que la santé.

En outre, le vote de la commission du marché intérieur, s'il est confirmé par l'assemblée plénière du Parlement européen, débouchera sur l'interdiction faite aux pouvoirs publics de conditionner la prestation de certains services d'intérêt général à l'obtention d'une autorisation ou d'un agrément.

Enfin, même dissimulé sous le nom de "clause du marché intérieur", le très controversé "Principe du pays d'origine" a été adopté. Ils ont ainsi réussi à imposer que les règles d'exercice des prestations de services soient celles du pays où le prestataire est établi.

Irons-nous à RTE, dans le cadre d’appels d’offre européens, vers la sous-traitance de la sous-traitance en provenance d’entreprises de pays où les conditions de travail et de salaire n’ont rien de comparable avec le droit du travail français ?

2) Les ministres de l’Énergie européens se rencontreront ce 1er décembre à Bruxelles.

Ils doivent faire le bilan du marché intérieur concernant l’électricité et le gaz.

N’oublions pas que l’une des facettes de la libéralisation outrancière du secteur énergétique a conduit dans l’UE à:

Une augmentation exponentielle des prix de l’électricité

Une perte d’emplois chiffrée à 300 000 … en 10 ans, pour le secteur

Et toujours un manque d’investissements en matière de transport d’énergie et de production…

Comme si cela ne suffisait pas, une discussion sera engagée sur de nouvelles mesures permettant de promouvoir la concurrence.

Celles-ci peuvent, en particulier, inclure la séparation patrimoniale des GRT des entreprises mères.

Il faut rappeler que si une telle disposition était retenue, la loi du 9 août 2004 le permet explicitement (il n’y a donc pas obligation de repasser devant le Parlement français). En effet, une simple décision de l’assemblée générale des actionnaires peut transformer RTE, filiale d’EDF en filiale d’une autre entreprise publique

Mais si c’est pour retransformer RTE en EPIC : pourquoi pas ! On peut rêver d'une nouvelle loi, Non ?

 

 

 

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