Le prix de la plaisanterie de l'application de l'ouverture du marché : on double la facture !
Y a pas que le combustible qu'on enrichi à Eurodif !
Y a les dividendes des futurs actionnaires d'EDF...


Il reste aux Organisations Syndicales à assumer les responsabilités que leur confère la loi. Le Conseil de Surveillance ne sera pas, pour la CFDT, une tribune. Il s'agira bien de surveiller et d'anticiper l'impact des orientations stratégiques sur les conditions de travail des salariés de RTE SA et sur les missions régaliennes de service public du Gestionnaire du Réseau Public de Transport.
Pour ce qui est du dialogue social avec le directoire, La CFDT RTE n'est pas sur une logique d'appareil, mais bien sur une culture de résultats pour les salariés qui ont vu leur contrat de travail transféré et leurs garanties collectives mise en cause.
C'est dans un esprit offensif que la FCE-CFDT avait demandé aux Directions d'EDF et RTE de s'engager formellement sur le volet social de la filialisation. Au-delà des discours, l'accord de principes donnait des perspectives sociales aux Agents de la future filiale sans se substituer aux futures négociations d'entreprises imposées par la loi.
Le droit d'opposition utilisé par l'organisation majoritaire rend cet accord "non écrit" ce qui ne sera sans doute pas sans incidence sur les futures négociations imposées par le changement légal d'employeur. La référence majoritaire, au titre de la loi du 4 mai 2004 (sur le volet de la négociation collective) , si elle vise à asseoir la légitimité des organisations syndicales peut conduire à la paralysie de la négociation (voir les négociation sur l'accord global) et la direction de RTE serait alors en position de force pour dénoncer les usages, comme le souhaite d'ailleurs, à la vue de son argumentaire sur son droit d'opposition cette même organisation majoritaire. L'allié objectif du "nouveau ministre de l'intérieur" pourrait alors de ce fait continuer à entretenir le mécontentement stérile.
Le nouveau contexte législatif de la négociation collective suppose un investissement important tant coté direction qu'Organisations Syndicales, pour atteindre la maturité nécessaire, qui ferait basculer la "majorité d'opposition" vers une "majorité d'engagement". La seconde voie choisie par la CFDT, lors des négociations de "l'accord de principes régissant le domaine social à la création de la filiale Gestionnaire du Réseau Public de Transport d’Electricité" obligeait les OS signataires à se découvrir devant ce contexte inédit depuis 1946 où les partenaires sociaux, plus habitués au joutes statutaires se confrontent cette fois-ci à la réalité du "code du travail" (Art.L.122-12 et L.132-8) et aux nouvelles règles de la négociation collective issues de la loi du 4 mai 2004.
C'est sans frilosité que la CFDT s'engagera de nouveau dans les négociations à "RTE EDF Transport SA" avec comme seul objectif la volonté d'aboutir à un vrai "contrat social" qui doit servir de socle aux futures relations sociales.
Des agents ayant participé à la promotion de l’actionnariat salariat se voient proposé la modique somme de 500 euros. (voir annexe). Tant mieux pour eux mais la méthode est surprenante. Car en effet, les OS n’ont pas été consultées… Cela inaugurerait-il une nouvelle forme de management dans le groupe EDF? Payé à ta tâche, comme au XIXème...
Et au fait, qui paye ? EDF ou l’Etat dont le produit de la vente des actions va directement dans les caisses de Bercy ?
Il est vrai que toutes les banques ayant vendu des actions sont largement rétribuées et ce n’est que justice de donner la pièce à ceux qui ont été « volontaires » pour l’opération. La proposition étant « décentralisée », il est fort probable que tous ces agents ne seront pas rétribués égalitairement… à suivre donc…
Mais, il semble que les sommes qui ont été versées en 2000, à l’occasion des tempêtes n’étaient pas à cette hauteur, du moins pour tous ceux qui avaient les pieds dans le froid et la boue..
Comme quoi : vendre des actions aux collègues pour remplir les caisses de l’Etat c’est plus juteux que remettre la France en marche.