Certaines sources indiqueraient que le Gouvernement se propose une nouvelle fois de transposer en droit français la 3eme directive européenne sur l’électricité par voie d’ordonnance (art 38 de la Constitution); c’est à dire sans débat parlementaire préalable sur le fond.
RTE et ses salariés sont directement concernés par ce texte sur bon nombre de dispositions...
Le Gouvernement aurait ainsi trouvé un « cavalier législatif » au Sénat pour repasser les plats du « feu article 10 du projet de loi Nome ». La tactique est simple : le Gouvernement propose un amendement en séance qui est adopté par un hémicycle clairsemé et pas forcément concerné. Energie 2007 croit savoir que l’opération sera montée pour le 17 novembre à l’occasion du débat sur une proposition de loi fourre-tout concernant « diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit communautaire ».
L’avantage d’utiliser ce texte est qu’il est en « procédure accélérée », c’est à dire avec une seule lecture par assemblée…et que le bureau de l’Assemblée nationale peut aussi saisir une autre commission... ou un autre rapporteur…que Nome et qu’en cas de différent, une simple CMP (quelques parlementaires) tranche….
Car le Gouvernement avait été retoqué par les députés sur cette option à l’occasion de la première lecture du projet de loi NOME à l’Assemblée nationale. A sa décharge, il faut dire que le temps presse car les dispositions de la Directive s’imposent à la France à l’échéance du 3 mars 2011. Ainsi, même en absence de loi de transposition, certaines dispositions précises s’appliquent directement à cette date, voire avant, car la jurisprudence européenne rappelle à plusieurs reprises que le fond ou des éléments très précis d’une directive, peuvent s’appliquer quelques jours après la publication de celle-ci au JO des communautés européennes (août 2009)…
Si les sénateurs acceptent ce qu’a été refusé par les députés et que le processus suit son cours normal, les dispositions prévues par Bruxelles ne pourront malheureusement pas être enrichies par un débat démocratique ; en effet, la voie de l’ordonnance a une valeur réglementaire immédiate sous l’expertise du Conseil d’Etat jusqu’à ratification de cette ordonnance par le Parlement renvoyée à plus tard.
Pourtant, il y aurait tant de dispositions à parfaire…avant…

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