Jeudi 16 octobre 2008
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23:31
Cela se sussurait dans les couloirs des rédac de l'énergie depuis quelques temps...
Il semblerait que la CRE s'alimente au Tartam... d'après europénergies qui est à la pointe de l'info.
Et la CRE se justifierait sur le thème : "faut bien faire des économies pour le budget de l'Etat !"
On les comprend ! Le marché, c'est l'enfer ! Alors, si notre régulateur s'en mêle, qui dans ce pays croit encore que le marché libéralisé est l'outil adapté pour relever les défis
énergétiques ? à par quelques dogmatiques de Paris Dauphine et de la Commission européenne.
Que font donc nos politiques ? On attend donc avec intérêt l'audition de la CRE par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, programmée le 22 octobre prochain.
Quand le budget d'achat d'énergie de RTE double et qu'il ne peut rien faire pour enrayer cette spirale, la CRE s'étonne que RTE demande aux tarifs de compenser cette nouvelle charge. Mieux,
elle s'oriente pour ne pas accorder l'augmentation demandée avec les répercutions auxquelles ont peut s'attendre... C'est se moquer du monde !!!
Alors, notre proposition d'accorder à RTE et à ERDF l'autorisation de prises de participation dans des moyens de production pour réduire la facture, trouve tout son sens. Certes, ce n'est pas
pour ce Turpe là !
Mais entre l'économie réelle basée sur l'industrie et l'économie casino que nous propose les ayatollahs de la concurrence: nous avons choisi !!!
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Jeudi 9 octobre 2008
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12:15
Alors que la crise financière fait rage et plébiscite l’intervention des Etats pour sauver ce qui reste à sauver, le
monde de l’énergie n’est pas en reste.
En effet, la Belgique est en passe de mettre un coup de frein à la libéralisation des marchés, en
annonçant le retour à la régulation des tarifs de l’énergie et en particulier de l’électricité.
En effet, pour faire face à une opinion en colère des consommateurs qui viennent de subir en un an + 21% sur les prix de
l’élec et + 50% sur le prix du gaz, le gouvernement belge se propose de plafonner les tarifs énergétiques et d’élaborer des tarifs régulés pour une période de 3 ans. Visé : le groupe GDF-Suez,
avec sa filiale Electrabel, qui avec ses centrales nucléaires, bénéficie de la rente nucléaire.
Tel n’est pas le cas de l’Espagne qui, persistant à imposer des tarifs régulés mais sans adossement à une entreprise
publique, se voit désormais avec une facture de 14 milliards d’euros ; Le gouvernement espagnol refusant les propositions de son régulateur
d’augmenter les factures de près de 30%….
Comme quoi, le modèle français qui combine entreprise publique industrielle et tarifs régulés, est sans
doute, la meilleure réponse à cette crise énergétique qui ponctionne le pouvoir d’achat des ménages… Par ailleurs,
ce modèle est assurément résistant aux objectifs ambitieux permettant de répondre à une autre crise : environnementale !!!!
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Vendredi 5 septembre 2008
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14:25
La Commission européenne vient de décrocher un soutien de poids dans le dossier de la séparation patrimoniale.
A l’occasion de la présentation de son rapport sur la politique énergétique européenne, Nobuo TANAKA, le président de l’AIE ( l’agence internationale de l’énergie), a soutenu les
efforts de la CE en faveur de la séparation patrimoniale.
Rassurez-vous : M. Tanaka, n’a pas trouvé d’autres arguments tels que " la séparation
patrimoniale favorise la libéralisation du marché". Brillantissime argumentation, car la Palice n’aurait pas mieux dit…
Mais, notre ancien haut fonctionnaire du ministère japonais de l’industrie va plus loin. Dans un vibrant
plaidoyer en faveur de l’ouverture des marchés, il rappelle que la libéralisation « permettra, non seulement de fournir aux consommateurs plus de choix, mais
que les prix seront les plus efficaces économiquement parlant. »
Il ne manque pas d’air en rajoutant : « Cette libéralisation sera bénéfique pour l'environnement, car elle accroît les possibilités de sources d'énergie propres comme le vent ».
Et comble du cynisme, il termine : "L'exposition des consommateurs à ces gammes de prix les encouragera à utiliser l'énergie dans une manière
raisonnable, et ainsi accroître l'efficacité énergétique».
Conclusion, l’AIE garde sa constance de bien rester dans le vent dominant. Elle tente aussi de devenir le meilleur vecteur de la promotion des éoliennes, après avoir été celui des girouettes.
Dans les années 90-2000, l’AIE faisait la promotion de l’ouverture des marchés avec l’argument de la baisse des prix. Puis il y a peu, elle disait "qu’il fallait attendre encore un peu … les résultats de la libéralisation… ne peuvent que s’observer sur le long
terme !!! "
L’échéance étant largement dépassée avec des prix toujours plus hauts, voilà que l’AIE trouve une vertu à ce que les gens ne puissent plus se chauffer correctement : c’est
bon pour la planète !!!
Triste réalité, cet hiver, la petite laine sera plus chère, en particulier à Londres et à Bucarest. Rappelons à cette occasion que c'est bien sur le dos des moutons que se cultive la laine...
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Mercredi 3 septembre 2008
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10:20
Histoire de se faire une petite idée en cas de suppression des tarifs régulés
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a donc de plus en plus de mal à justifier la "ligne" fixée par ses prédécesseurs.
Ce tableau est juste une "piqûre" de rappel à ceux qui vantent les bénéfices de la libéralisation.
(*brown sugar = Héroïne)
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