Pour mieux comprendre

Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 11:00

Le ratio financier guide désormais les destinées industrielles de l’une des entreprises publiques préférées des français. A ceux qui en doutaient encore, il suffit de lire le communiqué de presse du groupe annonçant ses résultats pour 2008 qui annonce un retrait du résultat de 40 % salué par la bourse par un recul de 8% sur l'action

 

A l’occasion de la conférence de Presse de présentation des résultats de ce matin, Pierre Gadonneix n'exclut "aucune des composantes" de son groupe, aussi bien en France qu'à l'étranger, dans son programme de cessions de plus de 5 milliards d'euros en 2009/2010.

 

Quand on regarde les variations de l’Ebitda du groupe EDF plutôt favorable à l’étranger ( hors GB mais qui rentrera dans les rangs en 2009 par l’acquisition de British energy), il probable que le programme de cessions sera concentré en France.

 

ci-joint la liste des filiales françaises du groupe EDF susceptibles d’être concernées :

 

Cofiva,

Dalkia,

Eco’Alternative,

EDF Energies Nouvelles,

E.LEASE,

Electricité de Strasbourg,

ERDF

Everbat,

Hydrostadium,

RTE,

SHEMA,

SOCODEI,

SODETREL,

TENESOL

et TIRU.

 

 

Gare à celles trop endettées ou qui rapporteraient peu …

ou avec de telles perspectives...

 

 

 

 


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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 12:46

Alors que Barrack OBAMA compte instituer un plafond de revenu à 500 000 dollars pour les entreprises bénéficiant des subsides de l’Etat pendant la crise;

Alors que le Président de la République lance la réflexion sur une répartition équitable des richesses produites par les entreprises ;

 

Le patronat français, par l’expression récente du MEDEF, reste bien malheureusement accroché sur le protectionnisme ringard prétextant la fuite des cerveaux ou des capitaux.

 

Obama, ne pouvant intervenir dans les Conseils d’administration, utilisera assurément l’outil fiscal pour limiter ces revenus indécents dont le rapport est passé de 40 à 400 fois le revenu du salaire moyen en quelques années. Nous attendons donc avec intérêt la concrétisation de sa pensée.

 

Mais, nous convenons aussi que les talents se doivent d’être correctement rémunérés. Nous allons jusqu’à dire que certains talents dans le public ne sont pas justement rémunérés quand on les compare aux revenus du privé pour des responsabilités équivalentes voire bien inférieures.

 

C’est justement tout le sens de ce que nous avons écris à quelques uns dans une tribune publiée  il y a quelque temps et toujours d’une incroyable actualité. La participation des salariés aux organes de gouvernance des grandes entreprises françaises est de plus en plus nécessaire ne serait-ce que pour redonner la vocation première de l’entreprise qui a été sacrifiée sur l’hôtel des intérêts financiers d’une minorité. Par ailleurs, cette présence sera un des éléments nécessaires pour la mise en œuvre concrète de la proposition du Président Sarkozy piochée chez Jacques Delors (le véritable père de la vision des 3 tiers). Il faudra, sans doute, également renforcer le rôle du Comité d’entreprise.

 

Mais pour participer au débat que vient de poser le Président des Etats-Unis, nous proposons une option plus sereine. Il faut que les salariés présents dans les organes de gouvernance participent aux comités de rémunération jusqu’ici réservés à une élite à permutation circulaire.

 

Il ne s’agit pas ici une quelconque vision revancharde du salariat sur le patronat, mais bien une action de moralisation du capitalisme dont la dérive coûte, et n’a pas finit de coûter, à l’ensemble de la société. Nous saisirons donc toutes les opportunités pour peser sur ce débat…

 

C’est pourquoi, nous savons aussi que ces modestes billets publiés sur ce blog bénéficient depuis quelques temps d’une attention soutenue de nombreux acteurs extérieurs à l’entreprise, voire au plus haut niveau… Gageons que nous passerons bientôt du stade de la surveillance, au stade de la ressource intellectuelle !!! Merci, par avance, à ces lecteurs attentifs…


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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 17:05

De nombreux pays se sont déjà engagés vers cette alternative. Le Forum International Génération IV créé à l’initiative des Etats-Unis, rassemble 9 autres pays, (la France, le Japon, le Royaume-Uni, le Canada, la Corée du Sud, l’Argentine, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Suisse ainsi qu’EURATOM) dans le but de définir puis de développer cette fillière (réacteurs & cycle) dite de quatrième génération.

 

Six systèmes nucléaires ont été sélectionnés, pour permettre des avancées notables en matière de compétitivité économique, de sûreté, de réduction des déchets radioactifs à vie longue, d’économie des ressources en uranium, ainsi que de résistance à la prolifération et à la malveillance :

 

  • SFR : réacteur rapide refroidi au sodium avec recyclage du combustible ;
  • GFR : réacteur rapide refroidi au gaz avec recyclage du combustible ;
  • LFR : réacteur rapide refroidi au plomb ou au plomb bismuth avec recyclage du combustible ;
  • VHTR : réacteur à neutrons thermiques et à très haute température (1000°C) refroidi à l’hélium, dédié à la production d’hydrogène ;
  • SCWR : réacteur refroidi à l’eau supercritique, à spectre neutronique thermique ou rapide, et recyclage du combustible ;
  • MSR : réacteur à neutrons thermiques à sels fondus avec recyclage du combustible.

 

Ces systèmes visent avant tout à la production d’électricité, mais certains ont également le potentiel de co-générer de l’hydrogène à partir de l’eau ou de fournir des fluides à haute température pour des procédés industriels.

 

L’objectif de la génération IV est :

 

  • une compétitivité économique renforcée maintenant l'écart avec les filières gaz ou charbon ;
  • la sûreté et la fiabilité de l'installation, la prise en compte de l'aval du cycle du combustible nucléaire usé, avec l'objectif de réduire le volume et la radiotoxicité des déchets produits ;
  • une valorisation optimale du minerai d'uranium (tensions prévisibles sur le marché de l'uranium);
  • une conception résistante à la prolifération ;
  • une aptitude à la cogénération (production d'hydrogène, de chaleur, dessalement d'eau de mer etc...).

 

Jusqu’ici, le CEA a fait le choix de privilégier la filière rapide sodium. Il serait souhaitable d’explorer  toutes les filières afin de faire le meilleur choix possible pour le futur. Ainsi l’énergie nucléaire pourrait être élargie en utilisant d’autres matières fertiles comme le thorium. Ce dernier pouvant constituer en particulier une filière d’avenir.

 
En effet, les atouts du cycle du thorium sont considérables en matière de développement durable:

 

Le déploiement de ce cycle est optimal dans les réacteurs à sels fondus, dont le combustible présente l'originalité d'être un liquide (sel d'uranium et de thorium) qui circule dans le cœur (siège des fissions), puis dans une unité de retraitement qui extrait en continu les produits de fission créés. Ce concept séduisant n'est pas nouveau puisqu'il a fait l'objet d'un démonstrateur aux Etats Unis dans les années 60. Les ressources énergétiques sont très importantes et la production de produits de fission  long est minimisée.

  

Les programmes de recherche sur la génération IV sont prévus d'aboutir vers 2020. A cela se rajoute  la construction et l'exploitation d'un démonstrateur industriel avant le lancement d'une série, ce qui entraîne un décalage de 15 à 20 ans.

 

 

5eme génération …au delà de 2050…

 

La fusion contrôlée, le réacteur expérimental ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).

 

Le réacteur expérimental ITER sur le site de Cadarache, constitue un important projet de recherche international destiné à démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion thermonucléaire contrôlée comme source durable d’énergie pour demain.

 

Il s’agit là de recherches qu’il est nécessaire d’engager sur le long terme pour offrir une alternative à la fission dont le principal inconvénient est de produire des déchets radioactifs à vie longue.

 

 

Merci à l'UFSN CFDT d'avoir apporté une bonne partie de ce décryptage.


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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 13:01

La Société nord-américaine d'ingénieurs civils qui a publié récemment un rapport sur les infrastructures aux Etats-Unis : Désastreux !

 

D’après eux, il faudrait investir 1.500 milliards de dollars jusqu'en 2030 pour remettre le réseau électrique à niveau avant d’envisager le réseau de demain : le smart grid, qui permettra d’accueillir et d’optimiser les Enr.

 

En effet, le réseau électrique américain, qui compte 257.000 km de lignes THT, est quasiment au maximum de ses capacités. Ils n’ont même pas le N-1 dans bon nombre de cas et ainsi ne peuvent même plus entretenir le réseau… « Il est vétuste et extrêmement vulnérable aux pannes, comme celle qui avait plongé dans le noir  40 millions d'habitants du nord-est à l’été 2003. » disent nos ingénieurs libérés…

 

Mêmes causes, mêmes effets, mêmes conclusions :  des décennies de financements insuffisants et la montée du phénomène Nimby (oppositions locales) ont fait des infrastructures du pays un frein au développement économique.


Cela tombe bien, la modernisation des infrastructures est l'un des volets
du plan de relance de l'économie de Barack Obama.

 

Finalement, l’arrivée de Barack délie enfin les langues outre atlantique...


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