L'absurde libéralisation

Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 10:06

Alors que la France et plus largement l’Europe s’apprête à abandonner définitivement son secteur énergétique au marché dans la joie et l’allégresse, d’autres ont choisit une toute autre stratégie...

 

 

En effet, après la renationalisation récente en Bolivie, c’est au tour de la Russie de reprendre en main son secteur énergétique. Lénine serait-il de retour ? Pas vraiment car, dans un marché tel que l’énergie où la pénurie avérée ou organisée peut faire grimper les prix, le gaz et le pétrole deviennent une arme politique de dissuasion massive

 

 

Car après avoir poussé Shell vers la sortie en lui retirant une licence de production sous prétexte de non-respect d’un certain nombre de critères écologiques, voilà que c’est au tour de Total et prochainement de BP de faire les frais de cette reprise en main de gisements qui sont loin d’être mineurs.

 

 

Que pèseront nos groupes énergétiques privés et surtout opéables devant des fournisseurs tel que l’Etat russe ??? alors même que les majors de l’industrie pétrolière ne parviennent plus à imposer leur propre loi ...


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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 15:18

Depuis plusieurs mois, nous attirons l’attention à qui veut bien, sur les conséquences désastreuses de la libéralisation des marchés énergétiques pour les ménages.

 

Dans le projet de loi qui sera débattu dès demain à l’Assemblée, il est clairement indiqué que les tarifs régulés seront maintenus à ceux qui ne choisissent pas de se faire prévaloir de leur éligibilité. De plus, des amendements se proposent d’étendre cette disposition aux professionnels par la création d’un tarif de retour se situant entre les prix du marché et les tarifs régulés, voire un plafonnement. (voir article précédent)

 

 

 

 

 

Le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie a fait savoir qu’il avait obtenu un « accord de principe » de la Commission européenne sur ces dispositions.

 

 

 

Mais la Commission européenne vient de préciser qu’elle « donnera son accord » uniquement après la promulgation et examen de la loi.

 

 

 

 

 

                                                  Là, on comprend mieux.

 

 

 

 

 

En effet, après l’ouverture, il y a quelques mois, d’une procédure d'infraction contre la France dans le domaine de l'énergie, (la CE estimant que les prix régulés pratiqués sur le marché bloquaient l'arrivée de nouveaux opérateurs), nous estimions que les tarifs régulés ne pouvaient être que provisoires malgré les assurances du gouvernement.

 

 

 

 

 

                                 Finalement, nous pouvons être rassurés…

 

                                 d’avoir encore… malheureusement raison !!!

 

 

 

 

 

 

 

Par ces déclarations, la Commission européenne ouvrira donc, éventuellement, une nouvelle procédure d’infraction  après le débat sur la loi. A la charge, donc, du nouveau gouvernement issu des prochaines élections de rendre euro-compatible ces dispositions….

 

 

 

 

 

Voir aussi les articles précédents:

 

 

 

 

 

La peine capitale est de retour

 

Le libéralisme c’est bon pour les autres

 

Mobilisation générale

 

Mise à NUS des prix de l’électricité

 

Ca gaze pas pour tout le monde

 

Un mauvais film à l’affiche « libéral comedy »

 

Le frein législatif

 

 

 

 

 

Etc….


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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 14:34

La tension monte autour des conséquences concrètes de la libéralisation des marchés énergétiques. Après le "retrait" discret du marché libéralisé des electro-intensifs par la création astucieuse de leur consortium, (regroupement afin de bénéficier de contrats long terme),

voilà que la CGPME vient de se fendre aujourd'hui d'un communiqué torride :

 

 

"Dans quelques jours, les parlementaires débattront du projet de loi relatif au secteur de l’énergie. Au-delà de la fusion GDF-SUEZ, ce texte doit finaliser la libéralisation totale du marché de l’énergie en France.
 
Dans un contexte de hausses durables des prix de l’énergie, la CGPME invite les pouvoirs publics à prendre les mesures indispensables au maintien de la compétitivité des PME françaises. La libéralisation du marché ne doit pas conduire à une aggravation de leurs charges, mais au contraire se traduise par davantage de flexibilité.
 
La CGPME demande donc le maintien des tarifs réglementés au-delà de 2007 et la réversibilité de l’éligibilité pour les PME. Il s’avère en effet indispensable de permettre aux PME ayant exercé leur éligibilité de revenir aux tarifs réglementés pour échapper à la pression tarifaire imposée par les fournisseurs d’énergie.
 
De même, il conviendrait d’organiser la transparence du marché pour que la libre concurrence soit bénéfique aux clients et ne leur soit pas préjudiciable.

"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme soutient aux tarifs régulés, on n'aurait pas fait mieux... Faut dire qu'en matière de libéralisation: qui s'y frotte, s'y pique!

Demandez donc à vot' coiffeur...

 

Mais il faut aussi savoir que le coût de la réversibilité des tarifs risque de peser sur les comptes d'EDF...

Là, ce sont ses actionnaires qui ne vont pas être contents...

 


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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 16:09
Alors que d'après la Presse, nos parlementaires de la majorité se chamaillent dans leur bac à sable pour bâtir un plus beau château que le copain, ils devraient plutôt mettre à profit la trêve estivale pour s'inspirer de ce qui ne faut surtout pas faire : l'exemple outre-manche.

En effet, nos amis britanniques récoltent chaque jour les fruits de la libéralisation totale du marché.

Aux nombreuses coupures que subissent depuis quelques temps les Londoniens, s'ajoutent une seconde, voire pour certains, une troisième vague d'augmentation des tarifs de l'électricité comme du gaz depuis le début de l'année.

Les principaux opérateurs y vont franchement. A la vingtaine de %  d'augmentation en début d'année s'ajoutent  encore 13 à 10 % désormais. Les autorités ont beau inviter les consommateurs à faire jouer la concurrence, rien n'y fait ! C'est choisir la peste ou le choléra...

Les économistes britanniques s'accordent enfin à dire que cela pèse sur la croissance du pays. En effet, le pouvoir d'achat des ménages est fortement touché et les conséquences macro-économiques commencent à se faire sentir.

Finalement la puissance publique et les tarifs régulés ont du bon : Il faut en profiter en France! Dans un an, si on ne stoppe pas le véhicule libéral qui fonce dans le mur , toutes sirènes hurlantes, les Français goûteront, eux aussi, aux délices de l'ouverture totale du marché.

Have a good holidays !

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