Pour mieux comprendre

Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 11:27

Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont plein de points communs qu’il serait vain ici de rappeler. Mais le dernier concerne l’appréhension de leur politique énergétique. Ces deux hommes pressés tombent dans les même travers. Ils croient tous deux que démocratie et nucléaire ne font pas bon ménage… En effet, ici on s’assoit sur le débat parlementaire sur la PPI autour d’un 2eme EPR appelé désormais à augmenter le bilan exportateur. Là, c’est la même chose, voire pire. Silvio n’attend même plus que le Parlement revienne sur le référendum de 1987 qui rejetait le nucléaire de la botte énergétique italienne… Pourtant, dans les deux cas, ce n’était qu’une question de mois ne serait-ce que pour respecter leurs parlements respectifs.


La crise est sans doute le fluide caloporteur de cette agitation autour de l’atome
. Espérons quand même, que cette réaction en chaîne soit bien contrôlée, au niveau de leur opinion publique respective. Ce sera, sans doute, pas très aisé à Rome où, certes, les consommateurs italiens bénéficieront d’une baisse sensible de leurs factures. Mais, il sera très difficile de trouver des sites pour construire les 4 nouvelles centrales, ne serait-ce que par la densité de population autour des sources froides… Concernant la France : résultat fin mars lors de la publication des conclusions de la Commission Champsaur qui déboucheront vraisemblablement par une dilution de la rente générée par le nucléaire sur le dos des tarifs réglementés. Il y a ici des divergences qui vont attiser la grogne des consommateurs…


Mais l’empressement de nos deux animaux politiques ont assurément un objectif commun : Affaiblir leurs oppositions respectives à la veille du scrutin européen en les divisant : et la question nucléaire reste une arme redoutable de chaque côté des Alpes comme ailleurs.  Le scrutin de liste, préalable aux accords politique de gouvernement, a des vertus insoupçonnées, mais qui sont bien connues de nos stratèges…


Diviser pour mieux régner n’est-il pas un proverbe latin ?


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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 15:03

Alors que certains à Paris, englués dans leurs calculettes, réfléchissent à vendre RTE, le processus de la séparation patrimoniale obligatoire se grippe à Bruxelles. En effet, les parlementaires européens restent sur leurs positions, et le Conseil des ministres aussi ! Malgré des tentatives de rapprochement imposées par le processus de codécision : rien n’y fait !

Dans les échanges préparatoires au comité de conciliation : pour les gouvernements : c’est la troisième voie ou rien du tout; Et pour les parlementaires européens c’est la séparation patrimoniale sous une forme ou une autre !

 

Bref, si le comité de conciliation échoue, c’est tout le projet de directive qui est jeté aux orties. En ce qui nous concerne, ce ne serait pas un drame… Au moins ils se pencheraient réellement sur l’impérieuse nécessité d’avoir une vraie politique énergétique commune.

 

Par ailleurs, certains au siège de l’EDF seraient bien inspirés d’observer la détermination de nos gouvernements à préserver le caractère intégré des entreprises… Y a pas que chez nous… qu’il y a de la suite dans les idées…

Alors avant de proposer de vendre RTE, nous leur suggérons de passer rue du faubourg St Honoré...

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 11:00

Le ratio financier guide désormais les destinées industrielles de l’une des entreprises publiques préférées des français. A ceux qui en doutaient encore, il suffit de lire le communiqué de presse du groupe annonçant ses résultats pour 2008 qui annonce un retrait du résultat de 40 % salué par la bourse par un recul de 8% sur l'action

 

A l’occasion de la conférence de Presse de présentation des résultats de ce matin, Pierre Gadonneix n'exclut "aucune des composantes" de son groupe, aussi bien en France qu'à l'étranger, dans son programme de cessions de plus de 5 milliards d'euros en 2009/2010.

 

Quand on regarde les variations de l’Ebitda du groupe EDF plutôt favorable à l’étranger ( hors GB mais qui rentrera dans les rangs en 2009 par l’acquisition de British energy), il probable que le programme de cessions sera concentré en France.

 

ci-joint la liste des filiales françaises du groupe EDF susceptibles d’être concernées :

 

Cofiva,

Dalkia,

Eco’Alternative,

EDF Energies Nouvelles,

E.LEASE,

Electricité de Strasbourg,

ERDF

Everbat,

Hydrostadium,

RTE,

SHEMA,

SOCODEI,

SODETREL,

TENESOL

et TIRU.

 

 

Gare à celles trop endettées ou qui rapporteraient peu …

ou avec de telles perspectives...

 

 

 

 

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 12:46

Alors que Barrack OBAMA compte instituer un plafond de revenu à 500 000 dollars pour les entreprises bénéficiant des subsides de l’Etat pendant la crise;

Alors que le Président de la République lance la réflexion sur une répartition équitable des richesses produites par les entreprises ;

 

Le patronat français, par l’expression récente du MEDEF, reste bien malheureusement accroché sur le protectionnisme ringard prétextant la fuite des cerveaux ou des capitaux.

 

Obama, ne pouvant intervenir dans les Conseils d’administration, utilisera assurément l’outil fiscal pour limiter ces revenus indécents dont le rapport est passé de 40 à 400 fois le revenu du salaire moyen en quelques années. Nous attendons donc avec intérêt la concrétisation de sa pensée.

 

Mais, nous convenons aussi que les talents se doivent d’être correctement rémunérés. Nous allons jusqu’à dire que certains talents dans le public ne sont pas justement rémunérés quand on les compare aux revenus du privé pour des responsabilités équivalentes voire bien inférieures.

 

C’est justement tout le sens de ce que nous avons écris à quelques uns dans une tribune publiée  il y a quelque temps et toujours d’une incroyable actualité. La participation des salariés aux organes de gouvernance des grandes entreprises françaises est de plus en plus nécessaire ne serait-ce que pour redonner la vocation première de l’entreprise qui a été sacrifiée sur l’hôtel des intérêts financiers d’une minorité. Par ailleurs, cette présence sera un des éléments nécessaires pour la mise en œuvre concrète de la proposition du Président Sarkozy piochée chez Jacques Delors (le véritable père de la vision des 3 tiers). Il faudra, sans doute, également renforcer le rôle du Comité d’entreprise.

 

Mais pour participer au débat que vient de poser le Président des Etats-Unis, nous proposons une option plus sereine. Il faut que les salariés présents dans les organes de gouvernance participent aux comités de rémunération jusqu’ici réservés à une élite à permutation circulaire.

 

Il ne s’agit pas ici une quelconque vision revancharde du salariat sur le patronat, mais bien une action de moralisation du capitalisme dont la dérive coûte, et n’a pas finit de coûter, à l’ensemble de la société. Nous saisirons donc toutes les opportunités pour peser sur ce débat…

 

C’est pourquoi, nous savons aussi que ces modestes billets publiés sur ce blog bénéficient depuis quelques temps d’une attention soutenue de nombreux acteurs extérieurs à l’entreprise, voire au plus haut niveau… Gageons que nous passerons bientôt du stade de la surveillance, au stade de la ressource intellectuelle !!! Merci, par avance, à ces lecteurs attentifs…

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