Pour mieux comprendre

Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 20:00

N’oubliez jamais : gouverner c’est prévoir. Et pour prévoir, il nécessaire de regarder les mouvements de troupe autour de son terrain de jeu pour en analyser les tenants et les aboutissants.

 

Les diners en ville sont donc un passage obligé à qui souhaite avoir un minimum de vision car c’est un forum particulièrement riche en information en tout genre.

 

Mais comme dans tout forum vous prenez le risque de côtoyer le pire comme le meilleur ; et les dîners de ces dernières semaines n’ont rien à envier au buzz décoiffant de l’internet.

 

En effet, au lendemain de la nomination d' Henri Proglio à la présidence d'EDF,  les agapes passent les plats des supputations et des pronostics, pour la désignation de ses futurs collaborateurs. Pas sûr du tout que la liste des prétendants soit partagée par Henri Proglio lui même. Mais peu importe, le principal c’est d’y figurer, en espérant que cela suscite au moins l’interrogation du décideur.

 

Alors, si on s’en tient à liste la plus crédible ( car distribuée sur les plus grandes tables)  des heureux élus qui accompagneront le nouveau président, les "come-back" sont, d'après les convives, légions. Rien d’étonnant à cela, le petit monde de l’énergie, comme dans n’importe quel secteur, regorge de placards où de nombreux talents ont été écartés.

 

Ce qui me gène le plus c’est que certains murmures assourdissants touchent mon entreprise préférée dont je suis un administrateur démocratiquement élu. Depuis plusieurs jours, des informations contradictoires me viennent de toutes parts. Ce buzz prêterait des intentions à différents candidats pour prendre la place d’un siège encore occupé à ce jour : la présidence du conseil de surveillance de RTE…

 

Sauf qu’à ce jour, je n’ai ni reçu de lettre de démission de Marianne Laigneau, qui est donc encore présidente du Conseil de surveillance jusqu’à l’automne 2010. Je n’ai pas reçu d’information sur une velléité de son débarquement qui serait concrétisée, entre autre,  par une convocation de l’assemblée générale des actionnaires de RTE ; Par ailleurs, je n’ai pas reçu, non plus, de convocation pour un Conseil de surveillance extraordinaire pour entériner cette démission et pour organiser une nouvelle élection. Car faut-il le rappeler : le président du Conseil de surveillance est élu par le Conseil dont il fait obligatoirement parti : articles 13 et 15 des statuts de l’entreprise.
 

A l’heure où la consommation d’électricité pousse à la plus grande vigilance pour assurer la sécurité d’approvisionnement du pays, ces discussions générées par ces vélléités dénotent grandement avec la responsabilité nécessaire pour maitriser le réseau de transport d’électricité. Je fais pleinement confiance à l’entreprise et à ses agents pour relever le gant du Service public, celui que nous devons à nos concitoyens. Et modestement, à la place où je suis, je tente d’y participer avec mes 8500 collègues !



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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 23:22

Dans une interview à paraitre dans le Figaro, le nouveau PDG d’EDF déflore plusieurs éléments qui nous intéressent directement.

 

Outre le fait qu’il souhaite investir dans la principale richesse de l’entreprise « son Personnel » en relançant la formation, Henri Proglio développe un discours particulièrement séduisant sur bon nombre de sujets en reprenant la main sur les grands enjeux.

 

A la question « Avez l’intention de vous séparer des réseaux ? »

Réponse : « RTE et ERDF font partie de notre cœur de métier et ont vocation à le rester. »

Le tout est de savoir dans quelles conditions…

 

Plus loin, à l’occasion de sa vision sur les acquisitions à l’étranger, il précise :

« Notre équation industrielle ne doit pas seulement reposer sur des ratios financiers. »

Voilà une phrase que je ne manquerai pas d’employer dans les prochains conseils…

 

Enfin, sur le projet de loi Nome, que nous pourfendons à longueur de colonne depuis qu’il est sorti et auprès de nos interlocuteurs que nous tentons de mobiliser pour faire reculer le projet de François Fillon, il avance une vision claire : « Cela suscite chez moi un certain malaise. Imaginez n’importe quel chef d’entreprise face à ce type de situation : il ne pourrait l’admettre. Peut-on raisonnablement demander à EDF, qui a investi pendant des années pour constituer son parc nucléaire, de faire profiter tous ses concurrents des efforts consentis en amont. Je suis bien décidé à m’opposer à une telle perspective qui conditionnerait toute la politique tarifaire future d’EDF. »

 

Ira t –il jusqu’à rejoindre les positions que nous avions avancées devant la Commission Champsaur pour répondre à la véritable obsession de beaucoup d’entre-eux sur le sourcing nucléaire ?

 

Nous avions aussi avancé, à l’occasion de notre audition devant Champsaur, que les participations, à l’instar de celles qui existent depuis toujours (Fessenheim, Bugey, Tricastin, Cattenom, etc….), offrent sans doute une piste moins inique que les engagements imprudents de notre 1er ministre devant Bruxelles…

 

Tout cela me semble, à priori, très séduisant, car cela ressemble à un discours d’entrepreneur qui n'y va pas de main morte...

 Mais, comme toujours, le diable se loge toujours dans les détails. Comptez sur nous pour les examiner à la loupe…
 manu, milit Henri !!!

 

 


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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 22:38
Cette nuit, à 22h14 heure locale, le Brésil a connu un black out partiel. La perte de plusieurs ouvrages de transport (750 kV et en continu) qui évacuaient la production de l'usine hydraulique de Itaipu ( une des plus puissante au monde avec 14000 MW installés) , a visiblement provoqué une rupture de synchronisme sur le réseau adjacent (en alternatif) et chute de fréquence.

Les protections installées sur le réseau (débouclages et délestages) ont limité la "casse" et ce sont près de 30 000 MW qui ont été coupés. Cette coupure partielle, qui a touché plus de la moitié de la demande du pays, a permis aussi de repartir rapidement (3 à 4 heures) par le réseau sauvegardé et par les centrales hydrauliques instantanément disponibles.

En effet, il est plus simple de réalimenter
un tel réseau car le Brésil bénéficie d'un parc hydraulique important. l'Hydro c'est près de 80% dans le mix énergétique national.

Enfin, l'incident a affecté l'ensemble du Paraguay (alimenté en grande partie par Itaipu) mais les 1400 MW coupés ont été repris en moins de 30 minutes.

Cet incident sur un réseau de transport équivalent au nôtre avec ses 100 000 km de lignes, nous rappelle que l'humilité est de mise en matière de sécurité des réseaux. Enfin, il est toujours intéressant de noter qu'un réseau est statistiquement sujet à incident majeur tous les 10 ans...



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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 00:00
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