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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 22:21

Un an après la publication d'une tribune signée par quelques administrateurs salariés en faveur d'une gouvernance plus démocratique des entreprises, nous enfonçons le clou en élargissant nos propositions.

En effet, aucune leçon de la crise n'a été retenue. Pire, les errements sont de retour à la puissance 2.
Le débat sur les revenus des dirigeants est revenu au devant de la scène. Des entreprises bénéficient des derniers publics sans contre-parties. Les dérives managériales de certaines entreprises peuvent tuer ! Les salariés travaillent pour gagner leur vie, pas pour la perdre !

Pourtant, quelques débats parlementaires sur ce sujet ont émergé à l'Assemblée comme au Sénat. Mieux, des propositions de loi ont été déposées par les parlementaires de tous bords, reprenant quelques pistes évoquées dans notre première contribution. Mais à ce jour, elles n'ont pas encore débouché. Ne parlons pas des engagements du Pouvoir qui ont sombré corps et biens, au large de Toulon...

Là, c'est près de 11 administrateurs salariés qui appellent à ce que cela bouge vraiment et qui s'engagent. Ils sont issus des plus grandes entreprises françaises qui bénéficient de la présence de salariés au sein de leur conseil.

L'objectif est de réconcilier l'opinion publique et les salariés avec l'Entreprise qui, avec les dérives d'un petit nombre, jette l'opprobre sur la vocation première de celle-ci. Le sens de l'entreprise est bien la création de richesse qui se doit d'être justement redistribuée entre le client, les salariés, l'intérêt général et le capital. Il est urgentissime que le capital humain d'une entreprise bénéficie à minima de la considération accordée au capital fiduciaire.

La financiarisation, le court terme, la captation outrancière par une minorité du pouvoir et donc des fruits des richesses produites : ce sont les valeurs qui ont débouché à la crise systémique que nous avons connu. Il est temps d'agir,

car nos enfants méritent mieux que cela !!!

A lire :   ici



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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 19:04

L’embarras du gouvernement autour du salaire du nouveau PDG d’EDF est palpable. Il est étonnant de constater que cette affaire n’avait pas fait l’objet d’un minimum de réflexions quand ils ont supplié Henri Proglio de prendre les rênes d’EDF... sauf à penser que le mépris ou le mensonge allait être le fil conducteur de la communication gouvernementale.

Si se payer un capitaine d’industrie à un coût, il sera assurément politique !

 

En effet, le tollé soulevé par cette affaire dans l’opinion publique traumatisée par la crise n’a pas fini de faire des vagues. Certes, cette même opinion admet les revenus astronomiques des stars en tous genres en leur concédant parfois, la larme à l’œil, une bienveillance étonnante quand elles menacent de partir de France. Sans doute que pour les Français, c’est le prix acceptable du rêve.

 

Mais le monde de l’entreprise est différent car il touche à la réalité quotidienne de ceux-ci. Ces dirigeants qui licencient quand les dividendes ne sont pas à la hauteur des espérances décomplexées des actionnaires; Ces dirigeants qui refusent les augmentations aux salariés malgré de confortables résultats : c’est la relation quotidienne que la plupart des salariés des grandes entreprises, entretiennent avec ceux qui cumulent généralement les plus hauts salaires.

Ainsi, les salariés n'en peuvent plus et ne croient plus aux vertus de l'entreprise.
 

Cela est d’autant plus choquant dans les Services publics. « A partir du moment où on vient au service d'une entreprise publique, on doit respecter les règles du service public, qui ne sont pas celles du capitalisme le plus exacerbé » vient de rappeler très justement aujourd’hui une députée pourtant proche du 1er ministre.

 

Et oui, si les salariés du Service public ont des droits, ils ont aussi des devoirs.  C’est encore plus vrai pour leurs dirigeants qui se doivent d’être encore plus exemplaires. Car tout ceci se passe dans un contexte où pour la plupart des agents, les droits s’étiolent alors que les devoirs s’accumulent : c’est la réalité du Service public d’aujourd’hui !

 

Comment dans ces conditions accepter les dérives d’une banalisation des entreprises publiques vers le droit commun qui ne profite qu’à un petit cercle ! Pour nous c'est clairement non, et nous sommes de plus en plus nombreux à le penser ...

 

Mais ce que nous pouvons constater c'est que sur le terrain l’incompréhension fait place à une colère qui balait les fondamentaux...

Attention, sans ses valeurs, le Service public ne marche plus...



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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 09:35
Face au drame humain que vivent les haïtiens, la solidarité utile doit mobiliser les acteurs de l'énergie.

L'électricité est une ressource indispensable aux médecins, secouristes et ONG qui affluent en urgence vers l'ile. En effet, outre la reconstruction des infrastructures énergétiques qu'il faudra envisager, la remise en état de la production d'eau potable, des télécommunications et des services sanitaires nécessitent la logistique énergétique immédiate.

Je tiens à saluer la décision du Groupe EDF de s'impliquer dans le sauvetage des populations.

 J'invite également mes collègues à soutenir les initiatives d'électriciens sans frontières ou de la Fondation de France.

Car plus que jamais, après un tel chaos, est-il utile de rappeler que l'électricité est vitale ?




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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 10:05

Les évènements de ces derniers jours, autour de la tension sur le système électrique français, valident pleinement les propositions que la CFDT avait présentés devant la commission Champsaur, chargée de réfléchir au tarif réglementé début 2009.

 

Ils confirment l’impérieuse nécessité d’envoyer des signaux économiques puissants pour maitriser les pics de consommation d ‘électricité. Ces signaux permettront de susciter de nouveaux comportements des usagers de l’électricité en faveur d’une consommation adaptée à l’offre de production. Ils permettront surtout de générer des investissements individuels comme collectif en faveur de la maitrise énergétique, de permettre l’émergence d’une offre de production d’électricité adaptée à la demande, tous deux sources d’emplois pérennes et équilibrées sur tout le territoire. La planète aurait, de son côté, tout à y gagner par la réduction massive d’émission de CO2 que la production d’électricité de pointe génère.

 

La Commission Champsaur, concentré sur le dogme concurrentiel, a donc bien raté le rendez-vous de l’innovation en faveur d’un mix énergétique efficace pour l’ensemble de la collectivité. Le Premier ministre semble malheureusement l’avoir suivie par un projet de loi que j’estime inadapté. Plus encore, la contribution carbone sur l’électricité pendant les pointes aurait permis de mettre en œuvre rapidement et sans attendre l’arrivée des compteurs intelligents, de préparer l’opinion publique à l’effort collectif. Mais il est encore temps de se ressaisir.

 

A l’heure de Copenhague, la France sortirait grandie en tirant les enseignements de l’impasse du court-termisme d’une politique énergétique basée sur l’illusion de la concurrence. En effet, nous rentrons dans une ère d’électrification majeure des usages qui nécessite des décisions politiques tout aussi majeures. Celles-ci ne peuvent que s’appuyer sur une filière industrielle mature, une recherche en faveur des réacteurs propres et surtout, sur l’accompagnement des usages de l’électricité. L’avènement des réseaux intelligents, s’appuyant sur des comportements collectifs par une tarification adaptée et des offres commerciales innovantes, où se raccorderait l’ensemble des moyens de production centralisés et les Enr, est sans doute une des pistes majeures de la solution à retenir.

 

Ainsi, des nouveaux tarifs réglementés d’électricité français auraient toute la légitimité politique aux yeux de Bruxelles, s’ils étaient au service d’une politique énergétique durable, permettant d’allier efficacité sociale et économique avec la baisse des factures des consommateurs.

 

En outre, ils redonneraient une ambition mobilisatrice dans les entreprises publiques à la hauteur de la nationalisation de 1946 pour l’électrification du pays.

 

2010 doit donc permettre l’émergence de ce nouveau modèle. Espérons que les débats menés à tous niveaux débouchent enfin sur un projet collectif partagé en faveur des générations futures !


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