Pour mieux comprendre

Vendredi 7 octobre 2005 5 07 /10 /Oct /2005 00:00

Le nouveau tarif d'utilisation des réseaux publics (TURP) a été approuvé officiellement hier par le ministère (journal officiel du 6 oct).

En légère baisse pour le tarif RTE et en baisse plus conséquente pour le GRD (près de 8%), cela devrait profiter (du moins sur le papier) au consommateur car la part de l'acheminement pour le particulier pèse 40% de la facture. Mais compte-tenu de la hausse himalayenne des prix à la production, il est fort probable que les producteurs en profitent pour se faire ou refaire une santé...

Ceci étant dit, le plus intéressant c'est le fait que ce TURP permet une augmentation de la valorisation des actifs des gestionnaires de réseau (de 6 à 7.25%). Incompréhensible diriez-vous?

Un peu de maths :  tarif en baisse + valorisation du capital en hausse = meilleure productivité !

En effet, alors que le tarif d'acheminement baisse et que la rentabilité des capitaux augmente (uniquement pour les actionnaires des gestionnaires de réseau) d'où vient la différence ?

De votre travail, chers collègues : de la marche forcée à la productivité notifiée par la CRE...

Qui en profite ? Le consommateur final?  la collectivité?  Non !
On ne travaille désormais plus pour eux mais pour nos actionnaires...  Et vive la libéralisation des marchés de l'énergie!


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Jeudi 6 octobre 2005 4 06 /10 /Oct /2005 00:00

 

 

La presse belge indique que Gérard Mestrallet (PDG de Suez) a fait savoir au gouvernement belge qu'il était prêt à négocier une diminution de ses intérêts dans les GRT belges en échange de l'acceptation de son offre sur Electrabel (voir article JR au pays de Tintin).

Les communes belges, qui détiennent 4,6% d'Electrabel, hésitent encore à vendre leurs titres.

Mais si elles acceptent l'offre de Suez, qui pèse un milliard d'euros, elles envisagent de réinvestir cet argent dans le transport d'électricité (Elia), dans le transport de gaz (Fluxys) ou encore dans la distribution d'électricité…

 

 D'après la presse, Suez est aussi prêt à négocier une diminution de ses intérêts dans les réseaux à l’exception du réseau gazier… Ya plus qu'à!

Encore une histoire belge direz-vous ! Pas tant que cela…

 

Les électriciens européens sont partis dans la frénésie « weight player ». L’objectif étant de transformer les monopoles publics en oligopoles privés. Le plus gros et le plus fort d’entre eux sera le leader qui fixera les règles du jeu. Face à l’augmentation exponentielle du prix du MWh à la production, on comprend mieux pourquoi EDF, comme Suez, achète à tour de bras des compagnies électriques (dernièrement en Suisse pour EDF, pays désormais bien connu par notre ancien président…dont les sommets culminent à plus de 4000 et non à 7500…). Le poker menteur de l’ouverture (pardon : de l’augmentation) du capital d’EDF devant, disent-ils, servir à faire les courses dans cet hypermarché des acquisitions.

Faut dire que malgré la carte de crédit qui a viré au rouge à l’occasion des petites virées en Argentine; Malgré la fonte des lingots pour les petits WE à Rome ; Malgré les titrisations des titrisations qui ont épuisé les artifices de caisse; Et malgré la vente massive des biens matériels qui a transformé EDF en premier agent immobilier de France : on pourrait les croire. Mais en même temps, EDF se permet de dégager plus de 2 milliards de résultats pour 2005 dans le seul but d’attirer le chaland actionnaire !

Comment voulez-vous croire ainsi qu’EDF n’a pas les moyens de son développement !

 

Mais pour revenir à notre petite histoire belge, l’info du plat pays (à 7500, là-bas, y a que des avions..) ne permettrait-il pas de mettre en perspective le Loos’s scoop… L’ouverture prochaine du capital de RTE n’aurait il pas pour objet : au mieux l’achat d’une compagnie en promotion en tête de gondole… au pire une meilleure distribution provisoire des dividendes des actionnaires, toujours dans le but d’attirer le chaland.

La CFDT de RTE est donc toujours à la recherche des vraies raisons de ce Loos’s scoop...y compris dans la presse belge!


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Lundi 26 septembre 2005 1 26 /09 /Sep /2005 00:00

EDF promet un doublement du profit net en 2005

 

PARIS (Reuters 26sep - 15h10) - Electricité de France (EDF), qui prépare activement son introduction en Bourse prévue pour cet automne, promet un doublement du résultat net en 2005 assorti d'une hausse du taux de distribution du dividende.

 

 

Dans le document de base actualisé diffusé lundi par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), le groupe explique qu'avec la croissance anticipée de son activité et la mise en oeuvre d'un programme de productivité, il vise "une progression régulière de sa performance et de sa flexibilité financière".

 

 

"S'agissant de 2005, est attendu un résultat net, part du groupe, d'au moins 2,6 milliards d'euros", indique-t-il en précisant que "cette prévision repose sur une approche globale fondée sur une observation historique et non pas sur une prévision actualisée détaillée".

 

Il ajoute qu'il table sur un taux de distribution de dividendes de 50% du résultat net, hors éléments non récurrents, dès le dividende à verser au titre des résultats de 2005. Pour 2004, le taux a été de 37,5%.

 

En 2004, le résultat net, part du groupe, avait atteint 1,34 milliard d'euros - intégrant une charge exceptionnelle de 1,88 milliard pour dépréciation de la valeur de ses actifs en Amérique latine et en Italie - contre 857 millions en 2003. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) s'était élevé à 12,13 milliards contre 11,03 milliards, le cash flow opérationnel ressortant à 8,99 milliards contre 8,1 milliards.

 

EDF estime que l'Ebitda consolidé 2005 devrait être "en légère croissance par rapport à 2004 pro forma", avec une contribution des filiales en France et à l'international "du même ordre de grandeur, en valeur, au second semestre 2005 qu'au second semestre 2004". Il ajoute attendre globalement un profil d'Ebitda "dans la moyenne des deux années précédentes", avec 60% au premier semestre et 40% au second, hors charges liées à l'ouverture du capital dont la plus grande part devraient être constatées au second semestre 2005.

 

Au-delà de l'exercice en cours, EDF indique qu'il attend sur la période 2005-2008 une croissance moyenne annuelle à deux chiffres de son résultat net consolidé, part du groupe, hors événement non récurrent.  

 

STABILISATION DE LA DETTE A L'HORIZON 2008

Cette prévision pose sur plusieurs hypothèses : dont une croissance des volumes vendus de l'ordre de 1,5% par an ; une évolution des tarifs intégrés en France proche de la hausse des prix à la consommation ; une croissance annuelle moyenne de l'Ebitda au moins égale à l'inflation de la zone euro ; la réalisation du programme de productivité, baptisé Altitude, produisant progressivement un impact net l'ordre de 1 milliard d'euros sur l'Ebitda à l'horizon 2007 ; une croissance organique de l'Ebitda de 3% à 6% par an en fonction de l'évolution des tarifs régulés.

 

Dans le document de base, EDF donne aussi des indications visant à rassurer sur sa structure financière. Il prévoit une stabilisation de la dette financière nette à l'horizon 2008 à un niveau ne dépassant pas celui atteint fin 2005 après augmentation de capital et acquisition du contrôle conjoint d'Edison, en Italie. Le groupe envisage aussi des cessions d'actifs avec un objectif d'impact sur la dette financière nette d'environ 5 milliards fin 2007, "dont 1 milliard devant être réalisés à fin 2005".

 

Au 30 juin, le groupe portait une dette nette de 10,06 milliards d'euros pour des capitaux propres de 11,3 milliards. La prise de contrôle d'Edison, avec AEM, doit avoir un impact total de 7 milliards d'euros, dont 3,5 milliards en numéraire et 3,5 milliards par reprise de dette.

 

L'introduction en Bourse, par le biais d'une augmentation de capital, doit permettre de lever entre 5 et 9 milliards, a déclaré au début du mois le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, en indiquant que le capital serait ouvert à 15% au maximum, bien en deçà de la limite de 30% fixée par la loi ayant modifié le statut l'an dernier.

 

Lever 9 milliards d'euros permettrait de ramener le ratio d'endettement en dessous de 100% (contre 172%) en gonflant les fonds propres, qui dépasseraient alors les 20 milliards.

 

Cela suppose une valorisation d'environ 60 milliards d'euros (hors dettes). C'est le chiffre communément retenu par les analystes financiers ayant travaillé sur le dossier. Ceux-ci font remarquer que pour séduire les investisseurs, il faudra accepter une décote de 10% à 20%, ce qui réduirait la valorisation entre 48 milliards et 54 milliards. Sur cette base, l'opération rapporterait entre 7,2 milliards et 8,1 milliards.  

 

Commentaires :

 Belle opération de communication financière qui conforte, une fois de plus, ce que la CFDT dit depuis des lustres : EDF n’a pas besoin d’ouvrir son capital pour assurer son développement !

 


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Vendredi 23 septembre 2005 5 23 /09 /Sep /2005 00:00

Matignon retarde l'entrée en Bourse d'EDF

23 septembre 2005

La Tribune

Laurence Boisseau

Sur un air de déjà-vu, le gouvernement a décidé de retarder le lancement de l'ouverture du capital d'EDF. On se souvient que la mise sur le marché de Gaz de France avait été reportée pour ne pas offrir de nouveaux arguments aux partisans du non au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne. Sur le dossier encore plus sensible de l'électricien, le ministère de l'Économie, à l'initiative, selon nos informations, de Matignon, entend également jouer la partition de la prudence. En cause cette fois-ci, la journée nationale interprofessionnelle de grève du 4 octobre lancée sur l'initiative des cinq grandes organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC) pour dénoncer la politique économique et sociale du gouvernement. Lundi dernier, la CFDT Mines-Énergie (FCE-CFDT) avait déjà donné le ton en clamant son intention de "défendre les salariés d'EDF" et son opposition claire à cette opération.

(... par respect des droits d'auteur suite de l'article dans la Tribune)

Commentaire

Banques d'affaires et direction de l'entreprise sont tellement pressées d'aboutir à l'un des plus grands méfaits de l’histoire économique de notre pays qu’elles en oublient la dimension politique de l’opération. Quant à l’illusion sur une prétendue  « simple augmentation du capital », vous trouverez ci après un tract de la CFDT particulièrement éclairant sur les astuces retenues par l’ancien "agent  orange "  de France télécom, désormais domicilié à Bercy.


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