Pour mieux comprendre

Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /2006 00:00

Charles Beigbeder, le sémillant PDG de Poweo et frère du romancier Frédéric, a annoncé hier soir son partenariat avec Verbund, le producteur national autrichien d'électricité.

Objectif : construire des unités de production en France (cycle combiné) à la hauteur de 1200 MW et profiter de l’ouverture du marché français.

Le contrat de mariage est particulièrement intéressant : ils passent  par la création d’une filiale commune pour assurer ce développement. Ici cela nous dit quelque chose…N’avait-on pas  proposé de regonfler la filiale EDF international en ouvrant son capital pour assurer le développement du Groupe EDF en Europe et ainsi éviter l’ouverture du capital du Groupe?  Eux, ils l’ont fait !

Encore plus habile, la Com de Poweo avait lancé le suspense quelques jours avant pour faire grimper le cours en Bourse. Bingo ! Plus de 15% en un jour : on connaît quelques actionnaires heureux…

Enfin, on est aussi prêt à parier qu’il participera à l’appel d’offre de RTE pour lever certaines contraintes de réseau…

Mais on espère pour eux 4 choses (*) :

Que leur union dure plus de 3 ans,

Que leurs actions ne descendent pas au-dessous de 14 euros 99 !

Que leurs 1200 MW ne leur montent pas à la tête et qu’ils restent normaux

Et que le dernier inventaire avant liquidation de Poweo soit le plus éloigné possible…

(*) Pour ceux qui ne connaissent pas la littérature contemporaine, « l’amour dure 3 ans, 99 francs ou 14.99 euros, rester normal et dernier inventaire avant liquidation» sont 4 romans de Frédéric Beigbeder.

 

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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /2005 22:42

Alors que votre administrateur préféré vantait quelques caractéristiques de notre Conseil de surveillance, en particulier de sa moyenne d’âge bien inférieure à celle rencontrée dans de telles instances, le CA de la maison mère, lui, avait institué quelques jours avant, la possibilité au capitaine de quitter le navire … 3 ans plus tard (de 65 à 68 ans…).

Faut dire que cette possibilité a été ouverte à l’été 2005, aux yeux et à la barbe de tout le monde, à l’occasion de l’examen du texte de loi « pour la confiance et la modernisation de l'économie»:  un nom pareil, pour une série de passe-passe, ça ne s’invente pas…

Après le raté de l’été 2004 sur l’amendement de JP Raffarin pour son copain Francis Mer,  là, un simple petit amendement législatif, purement sémantique… (je te remplace le mot « entreprise » par «  établissement » dans la loi de démocratisation du secteur public) et abracadabra :  la loi fixe désormais la limité d’âge à 65 ans pour les dirigeants des « établissements » publics… établissements

EDF, Gaz de France, etc… perdant le statut « d’établissement » puisque transformées en SA, hop : le tour était joué !

Certains journalistes vont bien vite en besogne pour écrire que l'application de cette loi permet de prolonger les dirigeants en place à ce jour... Ils ne sont pas les seuls !

J’attire simplement leur attention sur le fait que le calendrier étant ce qu’il est, cette loi de circonstance peut assurément plus concerner les candidats qui ne manqueront pas de pointer leur nez à la veille d’une échéance électorale majeure : celle de mai 2007

Le 1er tour des lots à distribuer avant élections débute dès mars 2006 par deux sièges à la CRE (et non des moindres car celui du Président devient vacant) et là : pas de limite d’âge…

La campagne est d’ores et déjà lancée…

En attendant de suivre les prochains épisodes, passez de bonnes fêtes !

Par administrateur - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /2005 07:01
FRANCFORT (Allemagne), 13 déc 2005 (AFP) - Le patron du groupe énergétique allemand EnBW s'est opposé violemment aux dirigeants de son grand actionnaire français EDF lors d'une réunion du conseil de surveillance la semaine dernière, a indiqué mardi un membre de l'organe de contrôle sous couvert de l'anonymat.
Il confirmait ainsi une information de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Lors de la réunion, jeudi dernier, le directeur financier d'EDF, Daniel Camus, a mis la pression sur le patron d'EnBW, Utz Claassen, pour qu'il relève ses objectifs financiers pour l'exercice 2006, a indiqué la source à l'AFP.
M. Claassen s'y est refusé, arguant que le comité financier de l'organe de contrôle avait déjà validé les prévisions.
Il n'a pas directement mis sa démission dans la balance, mais laissé entendre qu'il pourrait quitter l'entreprise si on l'obligeait à revoir ses prévisions, a ajouté la source.
Grâce au soutien des représentants des salariés et des actionnaires communaux d'EnBW, réunis dans la société OEW, il a finalemant obligé EDF à faire machine arrière.
"C'était très tendu", a confirmé le membre du conseil du surveillance. Le ministre des Finances de l'Etat régional de Bade-Wurtemberg, Gerhard Stratthaus, a dû intervenir personnellement pour calmer les esprits.
EDF, qui contrôle une part de 45% dans EnBW, exigeait de M. Claassen qu'il relève de l'ordre de 15 millions d'euros ses prévisions d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) pour l'exercice 2006.
Interrogée par l'AFP, la direction d'EDF à Paris a déclaré qu'il n'appartenait pas à EDF "de commenter des discussions par définition confidentielles au sein du conseil de surveillance d'EnBW".
"EDF s'attache bien sûr à préserver ses intérêts patrimoniaux en sa qualité d'actionnaire d'EnBW aux côtés d'OEW. Après le redressement rapide d'EnBW ces deux dernières années, EDF attend dans le futur une performance opérationnelle en ligne avec celle des autres grandes entités du groupe et reste confiant quant à la capacité du management d'EnBW à atteindre ces objectifs", a ajouté une porte-parole.
D'après la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les exigences d'EDF sont à replacer dans le cadre de l'entrée en Bourse très mitigée du fournisseur d'électricité français, qui cherche à valoriser par tous les moyens ses participations financières et soutenir ainsi le titre à la Bourse de Paris, dont l'évolution est jugée très décevante


Il faut remercier Béatrice Le Bohec, journaliste à l'AFP, pour ce bel article concernant une pratique d'EDF dans une de ses filiales.... à Conseil de Surveillance...
Si vous doutiez encore du rôle des salariés au Conseil de surveillance, vous en avez ici une belle démonstration...
Par Patrick - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Mardi 6 décembre 2005 2 06 /12 /2005 23:51
La CRE ( nous ici, on dit la craie car de temps en temps, elle mériterait de s'effacer, surtout quand elle met ses pattes dans la politique des gains de productivité de RTE, ou quand elle milite activement pour la suppression des tarifs régulés...) vient de sortir un rapport très critique sur l'indépendance des Gestionnaires de réseau français.

RTE n'est pas épargné malgré l'avance pris. Nous vous invitons à lire ce rapport très instructif.

Mais si la direction de RTE ne le fait pas, nous on tient à rassurer le personnel de RTE. Nous ne sommes pas visés, c'est plutôt les dirigeants d'EDF et de Gaz de France...

Pas besoin de lire entre les lignes pour bien la voir épingler au tableau d'honneur Michel Francony, président du Conseil de Surveillance de RTE et par ailleurs responsable des activités régulées d'EDF.


Le gouvernement n'est pas épargné non plus (y compris le ptit Nicolas & Thierry). Car visiblement, la CRE a attendu la publication du dernier décret (protection dirigeants GRT) pour sortir son brûlot. Concernant le fameux décret, elle en fait la même lecture que nous (voir article golden parachute).

Dernier coup de menton pour régler ses comptes avec EDF? Loi du talion après les échanges aigres-doux sur les tarifs de Gaz de France ? Même chose en faveur du gouvernement pour ne pas l'avoir écoutée sur quelques dossiers ????

Mais à force d'en faire trop, la CRE va abandonner sa robe de juge indépendant pour le tablier gris du professeur agrégé en libéralisme...

 Attention !



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Notre liste sort renforcée de ce suffrage pourtant semé d'embûches...


C'est le fruit d'un travail collectif qui associe les talents des femmes et des hommes de la CFDT de RTE. Mais c'est aussi le résultat d'une écoute attentive des salariés que nous avons rencontrés pendant plusieurs semaines pour construire nos propositions.


Maintenant, il va falloir peser pour orienter la gestion de l'entreprise vers le mieux vivre pour être plus efficace : car le Service public est au coeur de nos préoccupations !

 

Et nous avons encore besoin de vous pour y parvenir !

Liste 2010

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  • : Patrick Larradet, administrateur salarié parrainé par la CFDT au Conseil de surveillance de RTE. Copyright Patrick Larradet 2005-2010
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