Pour mieux comprendre

Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /Mars /2006 17:33

Découvrez le poids des uns et des autres.

Vous comprendrez ainsi le monopoly qui se joue...

1 - EDF (France): capitalisation de 81 milliards et 51 milliards de chiffre d'affaires

. actionnariat: 87,30% du capital détenu par l'Etat français, 10,8% par les particuliers et institutionnels, 1,70% par les salariés.

. principales participations dans d'autres groupes énergétiques en Europe: EnBW en Allemagne, Edison en Italie, Groupe Atel en Suisse.

2 - E.ON (Allemagne): capitalisation de 65,5 milliards et chiffre d'affaires de 56,4 milliards.

. actionnariat: la totalité du capital est cotée et aucun actionnaire n'a plus de 5%.

. participations: seul actionnaire étranger de Gazprom en Russie (environ 6,5%). Il détient une myriade de participations dans des sociétés hongroises, tchèques, slovaques, dans les Etats baltes et aux Pays-Bas.

3 - Enel (Italie): capitalisation de 43,9 milliards et chiffre d'affaires de 34 milliards.

. actionnariat: l'Etat italien détient environ 32,3%. Les autres actionnaires sont des fonds d'investissement, de pensions et des compagnies d'assurance. Seul l'assureur Generali dépasse la barre des 2% (2,005%).

. participations: 66% de Slovenske Elektrarne en Slovaquie, 51% des sociétés roumaines Electrica Banat et Electrica Dobrogea, propriétaire en Bulgarie de la centrale Maritza East III. Gère une centrale à Saint-Petersbourg avec le russe ESN Energo.

4 - Suez (France): capitalisation de 43,02 milliards et chiffre d'affaires de 41,5 milliards d'euros (dont 30,40 milliards dans l'énergie). Ces chiffres n'intégrent pas Electrabel, acquis en 2005, dont la capitalisation est de 23,35 milliards et le chiffre d'affaires de 12,21 milliards.

. actionnariat: le premier actionnaire est Groupe Bruxelles Lambert (Albert Frère) avec 7,2%, puis les salariés (4,2%), Crédit Agricole (3,7%), Caisse des dépôts (3,1%), Cogema (2,2%), CNP Assurances (1,6%), Caixa (1,5%), Sofina (1,2%). Le public détient 74,5%.

. participations dans la Compagnie nationale du Rhône (25%) et des sociétés en Italie, Hongrie, Pologne et Turquie notamment.

5 - RWE (Allemagne): capitalisation de 40,9 milliards et chiffre d'affaires de 41,819 milliards (dont 37,532 milliards dans l'énergie).

. actionnariat: les actionnaires communaux représentent 31% du capital.

. participations: 100% dans Thames Water et n-power en Grande-Bretagne, American Water Works aux USA, Transgas en République tchèque, Priseda en Espagne. 99% de Stoen (électricité) en Pologne, une série de participations en Hongrie.

6- Endesa (Espagne): capitalisation de 30 milliards et chiffre d'affaires de 18,22 milliards.

. actionnariat: le premier actionnaire est la caisse d'épargne espagnole Caja Madrid (9%), devant la Société publique espagnole des participations industrielles (SEPI, 2,9%) et la Caisse d'épargne La Caixa (2%).

. participations: 65% de la holding chilienne Enersis, qui contrôle la plupart de ses filiales en Amérique latine dans le secteur énergétique. En Europe, il est présent en Italie et détient en France 65% de la Société nationale d'électricité et de thermique (Snet).

7 - Gaz de France (France): capitalisation de 29,3 milliards et chiffre d'affaires de 22,39 milliards.

. actionnariat: l'Etat détient 80,2% du capital, public et institutionnels 17,5% et salariés 2,30%.

. participations: dans des sociétés britanniques, espagnoles, néerlandaises et ivoiriennes.

8 - Iberdrola (Espagne): capitalisation de 24,9 milliards et chiffre d'affaires de 11,73 milliards dont la quasi-totalité dans l'énergie.

. actionnariat: Caisse d'épargne basque BBK (7,5%) et Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) avec 5,4%.

. participations: fortement implanté en Amérique latine, notamment au Mexique, Brésil et Guatemala. En Europe, il détient 49,9% du grec Rokas (énergie éolienne).

 


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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 16:14

Les résultats de RTE ayant été rendu public le 14 mars par le Directoire, votre administrateur peut désormais lever le voile sur ceux-ci et vous les commenter.

L’examen des comptes est toujours périlleux en terme d’interprétations. En effet, outre le fait qu’il faut comparer ce qui est comparable, il faut s’attacher à donner la réalité des chiffres dans leur composantes concrètes. Tels quels, certains esprits simplistes ou mal attentionnés pourraient résumer l’action de RTE pour 2005:

Avec une baisse de 6.6% du bénéfice : Bien mais peut mieux faire...

Sauf que nos comptes sont tributaires de décisions prises par ailleurs ! Sauf qu’il faut en faire dire plus aux chiffres…

Le chiffre d’affaire

Concernant le chiffre d’affaire, on observe une variation de plus de 2%. Pas mal, pour une consommation intérieure qui a varié de 0.7%. C’est encore mieux si on rajoute le montant de la CTA (contribution sur le tarif d’acheminement, instituée pour la réforme des retraites des agents du secteur régulé) intégralement compensé par la diminution équivalente du CA de RTE. Si on réinjecte la CTA, cela fait donc une progression de 5% du CA.

Faut dire que 3/4 de ce CA est fait sur les distributeurs (conso + 1.7%) alors que la conso des industriels a baissé de 3.6% (ils font des économies nos éligibles ???).

Cette progression du CA est due en partie (50%) sur la mise en œuvre d’une nouvelle politique d’attribution des capacités aux interconnexions (les enchères). A ce sujet, un ancien commissaire de la CRE, François Morin, que j’estime par ailleurs, a lancé un débat qui laisserait croire que RTE tire profit des congestions aux frontières. Il aurait raison si RTE ne tentait pas actuellement de construire de nouveaux ouvrages pour lever ces contraintes. Encore heureux que l’esprit du transporteur d’électricité soit toujours d’actualité à RTE. Il est vrai que le pilotage strictement financier de ce dossier lui donnerait raison. Tel n'est pas le cas aujourd'hui, mais il faudra donc rester vigilant sur ces investissements et regarder de près leur opportunité. L’apport des administrateurs salariés au Conseil de surveillance est ici précieux…

L’autre partie de l’évolution du CA est due à l’augmentation de l’énergie transitée sur nos réseaux et sur un léger développement des prestations de RTE.

Dans l’avenir, votre administrateur, compte bien faire un certain nombre de propositions pour augmenter notre CA, en développant de nouvelles activités dans le corpus des missions de Service public; Eh oui ! L’une des valeurs du SP c’est sa mutabilité : répondre aux nouveaux besoins de la collectivité. Il y a, sans nul doute, des pistes intéressantes en tirant profit de l’expertise des femmes et des hommes du réseau...

Les Charges

Alors que le CA progresse d’environ 90 millions d’euros, les charges augmentent de 72.

Certes, les impôts et taxes progressent de 25 millions d’euros (Taxe pro, foncières et taxe sur les pylônes).

Les fameux gains de productivité faits sur les achats sont compensés par le volume des prestations qui augmente quasiment d’autant.

Les charges de Personnel diminuent fortement de 83 millions d’euros par la mise en œuvre du nouveau dispositif sur les retraites (-101 M d’euros). Sinon, elles augmentent "fifrelinesquement" de 16 M euros...

Mais le plus sensible est l’explosion des achats liés à l’exploitation du système (+128 M d’euros !!!!) Alors que les producteurs profitent à plein de l’augmentation des prix de l’électricité, les consommateurs (tel que RTE, 2eme en France) payent l’addition de l’ouverture des marchés à la concurrence (+ 65 millions d’euros). Faut bien que cela se trouve quelque part… et encore RTE a pris ses précautions. Qu’est ce que cela va être pour les pauvres particuliers à partir du 1er juillet 2007, qui n’ont pas la force de frappe de RTE… Un collègue du conseil de surveillance d’Areva me faisait savoir que la facture électrique d’Eurodif risquait au moins de doubler..

Le coût des congestions lui a bondit de 65% (+35 M euros). Elles cumulent l’augmentation des prix de l’électricité avec les plans de production pas toujours adaptés aux contraintes du réseau.

Restent une trentaine de millions d’euros qui est le résultat du compte « ajustement-écart ». C’est une décision légitime de la CRE qui fait que RTE reverse le solde de ce compte aux acteurs du marché d’ajustement.

Il apparaît donc très clairement que les charges augmentent par des décisions externes à RTE. L’augmentation des charges du Personnel est microscopique Avec un ratio de 15% des charges, on voit bien que toutes interventions sur ce poste ont peu d’effet financier. Par contre, au quotidien … c’est autre chose…

C’est pourquoi,  Il sera intéressant de constater son évolution par rapport au CA (voir les ratios pertinents...).

EBE et les bénéfices...

Nous arrivons donc au montant des richesses produites par RTE dans l’année en utilisant les moyens qu’il a à disposition:

EBE ou l’EBITDA = CA (interne et externe)- charges = 1547 M d’euros !

Puis on retire de cette somme les amortissements des investissements faits pour pouvoir créer ces richesses (exemple une ligne aérienne est amortie en 45 ans) et les provisions pour les risques soient  680 M euros (+ 5%), le résultat financier (globalement les charges de la dette) en augmentation de plus de 2% par une restructuration de la dette qui devra être payante dans l’avenir.

Et on obtient l Le résultat brut de RTE = 503 millions d’euros, en recul de 4%.

On retire les impôts sur les sociétés et ouf ! On obtient le résultat net de RTE : 310 millions d’euros (-6.6%) !

Au regard de ces chiffres bruts, l’actionnaire pourrait ne pas être heureux. Il aurait tort ! En effet, même si la capacité d’autofinancement de RTE (ou Cash Flow) a reculé de 6%, la dette a été réduite de 384 M euros et les capitaux propres ont grimpé de 177 M d’euros !

En un mot, le propriétaire de RTE perçoit moins de loyer cette année mais la maison est de plus en plus à lui.

En effet, RTE a remboursé en quatre ans 1.4 milliards d’euros.

EDF est donc un actionnaire heureux avec RTE!

Reste à savoir ce qu’il va faire des 310 millions de bénéfice ? Va t il tout prendre ?

Va t’il en laisser pour accélérer le désendettement ?

Les administrateurs salariés lui ont clairement demandé d’en laisser au Directoire pour que celui-ci en redistribue légitimement aux acteurs de ces résultats : les agents !


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Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /Mars /2006 23:00
Le sommet européen des chefs d'Etat de Hampton court avait demandé à la Commission européenne de réfléchir sur l'énergie en Europe.
Chose faite, la Commission vient de publier son livre vert sur le sujet

Ce document ne contient pas de propositions précises mais fait un ensemble de constats et lance quelques pistes. Après le mémorandum français, le conseil européen des 23 et 24 mars prochain a désormais des éléments pour lancer une véritable politique énergétique commune.
En préalable à ce sommet, le conseil des ministres de l'énergie, prévu le 14 mars, sera chargé d'étudier et de proposer des éléments pour les chefs d'Etats.

Les Constats :

  • Investissement : il faudra investir environ mille milliards d'euros au cours des vingt prochaines années en Europe pour répondre à la demande d'énergie attendue et remplacer l'infrastructure existante.
  •  
  • La dépendance énergétique: Si aucune mesure n'est prise, les importations couvriront d'ici 20 à 30 ans environ 70 % des besoins de l'Union en énergie, contre 50 % aujourd'hui. Aujourd'hui, la moitié environ du gaz consommé dans l'UE provient de trois pays seulement (Russie, Norvège et Algérie). Si les tendances actuelles se maintiennent, la part du gaz importé pourrait passer à 80 % du total au cours des 25 prochaines années.
  •  
  • Les prix: Les prix du pétrole et du gaz sont en hausse et ont pratiquement doublé dans l'UE au cours des deux dernières années, entraînant avec eux les prix de l'électricité. Vu l'augmentation de la demande mondiale de combustibles fossiles, la longueur des chaînes d'approvisionnement et la dépendance croissante envers les importations, les prix du pétrole et du gaz vont probablement se maintenir à des niveaux élevés.
  •  
  • L'environnement: Selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, les émissions de gaz à effet de serre ont déjà augmenté la température mondiale de 0,6 °C et, si aucune mesure n'est prise, l'homme sera responsable d'une augmentation comprise entre 1,4 et 5,8 °C d'ici la fin du siècle.
  •  
  • La concurrence : La concurrence n'a pas apporté les effets escomptés. La commission estime que l'Europe n'a pas encore mis en place des marchés de l'énergie pleinement concurrentiels.
  •  

Les pistes proposées :

Afin d’achever le marché intérieur de l’énergie, le livre vert propose de nouvelles mesures, notamment:  un plan d’interconnexion européen prioritaire, un régulateur européen de l’énergie, un code de réseau énergétique européen, et de nouvelles initiatives visant à assurer des conditions équitables, notamment en ce qui concerne la séparation des réseaux par rapport aux activités concurrentielles. Des propositions concrètes seront présentées d’ici la fin de l'année. il est donc fort probable qu'un débat aura lieu sur la séparation patrimoniale des gestionnaires de réseau...

La sécurité de l’approvisionnement sera basée selon le principe de la solidarité entre États membres. Parmi les mesures éventuelles proposées figurent la création d'un observatoire européen de l'approvisionnement énergétique et la révision de la législation communautaire existante relative aux réserves stratégiques de pétrole et de gaz en vue de pouvoir faire face à d’éventuelles ruptures d’approvisionnement.

Le livre vert propose un bouquet énergétique diversifié. Mais son choix par un État membre est et reste une question de subsidiarité; toutefois, les choix opérés par un État membre ont inévitablement une incidence sur la sécurité énergétique de ses voisins et de la Communauté dans son ensemble. Cet objectif pourrait être atteint grâce à l’analyse stratégique de la politique énergétique de l’UE, qui devrait couvrir tous les aspects de la politique énergétique et examiner tous les avantages et désavantages des différentes sources d’énergie, des énergies renouvelables au charbon et à l’énergie nucléaire. Cette approche pourrait mener à la fixation d’objectifs à l’échelon communautaire en ce qui concerne le bouquet énergétique global de l'UE afin de garantir la sécurité de l'approvisionnement, tout en respectant le droit des États membres d’effectuer leurs propres choix en matière d’énergie.

La Commission propose une série de mesures visant à économiser 20 % de l’énergie d’ici 2020. En outre, il propose que l’UE établisse une nouvelle feuille de route pour les sources d’énergie renouvelables, qui fixerait des objectifs réalisables à l'horizon 2020 et au-delà afin de créer un climat de stabilité pour les investissements et d’améliorer la compétitivité de l’énergie renouvelable en Europe.

Enfin, le livre vert souligne la nécessité d’une politique énergétique extérieure commune. Pour pouvoir faire face aux défis liés à la demande croissante, aux prix élevés et instables de l’énergie, à sa dépendance grandissante vis-à-vis des importations et aux changements climatiques, l’Europe doit s’exprimer d’une seule voix sur la scène internationale.


Alors que la mission donnée à la Commission par les Chefs d'Etat à Hampton court devait aboutir à des éléments sur une politique énergétique sans le volet concurrentiel, la Commission, dans son dogmatisme habituel et obsessionnel, repasse encore les plats du libéralisme malgré quelques progrès sur la sécurité d'approvisionnement...


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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /Fév /2006 14:18

A la lecture de l’article de la Tribune de ce matin intitulé : « Le groupe EDF envisage de conserver 100% de RTE », Pierre Gadonneix, aurait, semble t-il, confirmé le choix de l’entreprise financièrement intégrée… Pour reprendre les termes employés dans l’article d’hier soir sur votre site préféré : EDF choisit le confinement de la volaille

Faut dire que les chiffres parlent pour lui. Comment envisager la cession d’une entreprise qui rapporte plus annuellement que le montant de celle-ci ???

De plus, rien ne l’oblige actuellement à le faire car sur l’aspect strictement réglementaire, RTE est aujourd’hui dans les clous.

Ce qui est étonnant, c’est que Pierre Gadonneix avait envisagé, il y a quelques mois cette cession, alors que les chiffres étaient quasiment les mêmes. Pourquoi un tel revirement? Alors que les données économiques sont les mêmes...

Manque d’acquéreurs ? NON !  Un acquéreur éligible (structure publique obligatoire) ne peut financièrement qu’être intéressé par une telle opération : Imaginez : vous achetez une maison et elle vous rapporte (hors impôts et taxes) au bout de trois ans la mise de départ…

C’est donc l’aspect politique de l’opération qui a changé, en particulier, face à la déferlante des OPA et les échéances politiques qui s’annoncent en France. RTE restera donc provisoirement dans le portefeuille d’EDF à 100% pour rassurer les investisseurs et une partie du Personnel déboussolée par la logique financière de nos entreprises.

Car je suis prêt à parier que le gouvernement va nous faire le coup de la vraie ouverture du capital d’EDF dans les prochaines semaines. Une cession d’actifs de l’Etat dans EDF au prix fort (voir cours de l’action) en le justifiant par un projet industriel de développement… Aujourd’hui, 10% d’ouverture du capital du groupe génèrent près de 8 milliards pour faire ses courses d’opéables en Europe et enfin, pour Bercy, c’est 8 milliards d’argent frais immédiatement en caisse qui s’ajoutent aux généreux dividendes versés par EDF à ses actionnaires (50% des résultats…)

La Faim… justifie les moyens

Cette option sera précédée d’une opération plus lourde à Gaz de France pour permettre à notre gazier de mener son alliance avec Suez (contre attaque de l’OPA d’ENEL sur Electrabel).

Rappelez-vous : on teste d’abord les opérations à Gaz de France…

Que pèse donc aujourd’hui, le petit milliard de cession d’actif de RTE : pas grand chose. Ils le feront, bien entendu, dans quelques années, avec une nouvelle directive imposant la séparation patrimoniale promise par Nellie Kroes, le shérif de la Commission européenne. En attendant cette éventuelle échéance (au bout d’un processus législatif d’au moins deux ans), EDF engrange...

Le temps, c’est de l’argent : tout est donc dans le timing des opérations…


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