Pour mieux comprendre

Mardi 21 février 2006 2 21 /02 /2006 12:36

Alors que la Commission européenne s’inquiète de la concentration du secteur électrique, le géant allemand EON vient de lancer ce matin même une OPA (amicale…) sur Endesa (1er producteur espagnol). Endesa avait déjà fait l’objet d’une « attention soutenue » (inamicale) par Gaz natural.

Dopés par leurs résultats engendrés par l’ouverture des marchés sur le dos des consommateurs, les énergéticiens européens se lancent dans une frénésie d’achat de participations digne des soldes de début d’année. Le résultat de tout cela aboutira à terme à un oligopole de 3 ou 4 compagnies sur le territoire européen.

Finalement, le résultat de l’ouverture des marchés énergétiques à la concurrence est à l’inverse des objectifs assignés à la libéralisation :

Objectifs                                                     Résultats

Suppression des monopoles                             création d’oligopoles

Baisse des prix                                             augmentation des prix

 

Nous suggérons au parlement européen de lancer une évaluation de cette politique libérale, car il y a de quoi infliger un zéro pointé à la DG concurrence…

Mais dans la construction européenne actuelle, l’amour est plus fort que la concurrence :

No te amo … ich liebe dich, mein hidalgo!  n'est-ce pas beau !!!

Par administrateur - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 12:13

Les perspectives du cours d'EDF font débat dans les corbeilles des boursicoteurs...

Deutsche Bank révise à la baisse en expliquant "que le potentiel de hausse pour l'action du groupe était limité, en raison notamment de l'augmentation des prix de l'énergie".

A l'inverse, Crédit Suisse estime "que la hausse des prix de l'électricité constitutait un environnement  favorable à l'accroissement des recettes d'EDF".

On pourrait se dire qu'ils sont bien renseignés nos banquiers suisses de CS group, en particulier par une de ses filiales (CS First Boston France) présidée par une personnalité bien connue depuis début 2005 ; banque d’affaire devenue depuis un seul et même opérateur financier avec le Crédit suisse... Les faits leur donnent pour l’instant raison.

 

 

Mais nos banquiers suisses sont, sans doute, un peu éloignés de la Commission européenne. En effet,  Deutsche Bank qui a toujours été un partenaire d’EDF (dossiers immobiliers d’EDF, Montedison, Enbw, etc…) et qui connaît donc bien le secteur, commence à entendre, de son côté, la sirène bruxelloise (Neelie Kroes, commissaire à la concurrence) qui doit publier cette semaine une enquête sur l’évolution des prix de l’électricité en Europe.

Ici, nous sommes prêts à parier que la Commission compte bien faire porter le chapeau de l’augmentation des prix uniquement aux opérateurs, en se gardant, bien entendu, de remettre en cause sa politique de libéralisation tous azimuts…

Réponse le 16 février !

Par administrateur - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /2006 18:10

Le deuxième producteur électrique espagnol, Iberdrola, a annoncé ce jour un bénéfice net 2005 en hausse de 15,6%, avec 1,38 milliards d'euros de bénéfices.

La forte augmentation de la production d'énergies renouvelables et les activités d'Iberdrola à l'international ont été les "moteurs de la croissance du groupe en 2005", disent-ils.

Certes, si la production d'énergies renouvelables a progressé de 30%, c’est pour palier ses difficultés sur l’hydraulique (sécheresse) et sa dispo nucléaire. En y regardant de plus près, ses ventes n’ont  progressé que de 4,4% à 96.295 GWh. On imagine bien que l’évolution des prix de l’électricité en Espagne et en Amérique latine (eh oui ! eux aussi…) a pesé…

Son collègue britanique, lui avoue clairement qu’il en a largement bénéficié.

En effet, Scottish Power a annoncé de son côté une forte hausse de son bénéfice au troisième trimestre de son exercice 2005/06, grâce à la flambée des prix du gaz et de l'électricité, dit-il.

Son nouveau patron, Philip Bowman, qui dirigeait auparavant le groupe de spiritueux Allied Domecq (Ballantine’s), a changé de boisson en sabrant le champagne.

Le verre à la main, il a aussi indiqué qu'une augmentation à deux chiffres des tarifs de l'énergie fournie aux particuliers serait nécessaire pour faire face à la hausse des prix de gros.

Son copain Centrica, premier distributeur de gaz au Royaume-Uni, envisage de son côté d’augmenter ses tarifs de 25%.

A la santé des ménages britanniques!

 

Cela prouve bien que l’abus de libéralisation peut nuire au porte-monnaie des particuliers.

A bientôt pour le prochain épisode...

Par Patrick Larradet - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /2006 15:25

 

La troisième directive électricité du 18 janvier 2006 a été publiée samedi dernier au JO de l'UE. Elle concerne les mesures visant à garantir la sécurité d'approvisionnement en électricité et les investissements dans les infrastructures.

 

Habile compromis entre les exigences du marché concurrentiel et la nécessaire maîtrise par les Etats membres de leur propre politique énergétique, la nouvelle directive instaure de nombreuses obligations aux GRT et GRD, dont presque la totalité est déjà en oeuvre en France. Il n'y a donc pas de bouleversement pour nous. RTE est donc bien le modèle à suivre !

Ce qui est par contre intéressant, c'est que ce que vous avait proposé notre liste à l'occasion de la campagne électorale au Conseil de surveillance, se trouve ici conforté.

En effet, la sécurité d'approvisionnement ne se conçoit plus uniquement sur la production mais désormais aussi, sur la demande. RTE, peut donc être éventuellement chargé d'envoyer des signaux aux consommateurs sur la réalisation de l'équilibre offre/demande. RTE étant expert dans le domaine de la prévision de consommation, il peut, puisque indépendant des vicissitudes de la vente d’électricité,  développer quelques activités pour la promotion de la  maîtrise de la demande d’énergie en ayant pour objectifs l’intérêt général, l’adéquation des infrastructures, etc…

A moins que l'on laisse les signaux du marché le faire, ce que suggère aussi la directive. Et là, on pourrait bien se retrouver dans la création d'un marché de l'énergie "non consommée" avec toutes les dérives industrielles et sociales que cela peut engendrer. (cf article précédent). Le fait qu’on laisse le marché faire est peu maîtrisable à long terme et a donc peu de débouché en matière d’investissement… On compte donc sur le législateur français pour offrir à RTE, un nouveau rôle (des emplois à la clé !)…

La Directive autorise aussi les investissements "marchands" dans le domaine de l'interconnexion. Cela veut dire qu'un producteur peut investir dans une liaison d'interconnexion (soit directe, soit en partenariat industriel avec un autre acteur). Ces liaisons pourraient ainsi passer d'un statut d'ouvrage pour l'intérêt général, à un statut d'ouvrage d'intérêt particulier... Pas génial....Mais on souhaite bien du plaisir à ceux qui se lanceront dans de telles opérations...

Finalement et tout bien pesé, toute la législation européenne encadre fortement l'activité de gestionnaire de réseau. On se demande alors pourquoi de telles missions d'intérêt général se trouvent déléguées à des entreprises de droit privé... Par contre, il est important de noter que cette directive n'a pas franchit le rubicon de la séparation patrimoniale des gestionnaires de réseau. A voir sans doute plus tard, après le prochain bilan de l'ouverture des marchés énergétiques... Surtout si des acteurs du marché ne sont pas sages…

Les Etats membres se doivent de transposer cette nouvelle directive avant le 24 février 2008. Un rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer !

Par Patrick Larradet - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Notre liste sort renforcée de ce suffrage pourtant semé d'embûches...


C'est le fruit d'un travail collectif qui associe les talents des femmes et des hommes de la CFDT de RTE. Mais c'est aussi le résultat d'une écoute attentive des salariés que nous avons rencontrés pendant plusieurs semaines pour construire nos propositions.


Maintenant, il va falloir peser pour orienter la gestion de l'entreprise vers le mieux vivre pour être plus efficace : car le Service public est au coeur de nos préoccupations !

 

Et nous avons encore besoin de vous pour y parvenir !

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  • : Patrick Larradet, administrateur salarié parrainé par la CFDT au Conseil de surveillance de RTE. Copyright Patrick Larradet 2005-2010
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