Pour mieux comprendre

Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 16:01

Dans le dossier des risques psychosociaux, RTE est passé du rouge au vert depuis une semaine sur le site du ministère du travail !  Les diverses réactions, dont la nôtre, ont visiblement porté pour rétablir la vérité ! Mieux que cela, le Ministère a visiblement mangé son chapeau en acceptant la publication des actions prises par RTE en la matière… depuis 2008… donc, bien, bien avant la publication de la fameuse liste !

 

Mais au-delà des négociations et du travail menés conjointement par l’entreprise et les organisations syndicales, il convient d’être particulièrement vigilant en la matière. C’est ainsi le rôle de chacun, quelles que soient nos responsabilités, d’identifier les zones à risques, les collègues en souffrance, et de ne pas accepter l’inacceptable. Parfois le mal se fait par ignorance des mécanismes débouchant sur le mal au travail, ou par négligence renforcée par le déni d’une réalité pourtant éclatante.  RTE, comme n’importe quelle entreprise, n’est pas à l’abri de cela, loin s’en faut…

 

Il n’est pas ici question de promouvoir le « maternalisme » dans l’entreprise ; il est ici question d’identifier les signaux faibles ou pas d’une souffrance avérée et d’y apporter une réponse adaptée pour éviter les catastrophes à la France-télécom ! Prévenir avant de guérir.
 

Bref, de l’humain dans nos actes, bordel !!! Et cela vaut pour tout le monde…

 

A titre d’exemple concret à RTE, les vagues de « réformes » dans de nombreux services, impulsées par le dogme du productivisme, génèrent des risques de cet ordre par l’incompréhension de l’objectif poursuivi par ceux-là mêmes qui doivent en subir les conséquences. Mais expliquer un changement est une chose; Encore faut-il que cela veuille la peine face aux bouleversements que cela comporte !!! Et ce n’est pas toujours le cas…

 

Ainsi, même si le Vert est désormais mis à RTE, le rouge peut s'y déguster jusqu’à l’hallali…

 

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 15:16

ERDF présentait hier très discrètement ses comptes en affichant un déficit de 45 Millions d’euros. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, son résultat financier est fortement impacté par la crise, la hausse des prix de l’électricité qui plombe l’achat des pertes (+ 240 M€), le retard sur l’application du Turpe 3, son niveau qui n’est visiblement pas à la hauteur de la demande d’investissement et les charges liées aux tempêtes (+160 M€).

 

ERDF est donc dans le rouge par accumulation de ces difficultés en tous genres et dont les conséquences ont été visiblement plus lourdes que pour RTE. Et encore, ERDF a bénéficié, tout comme RTE, du remboursement de l’Etat et aussi d’une reprise de provision de plus de 300 millions d’euros. Bref, une année bien difficile pour ERDF.

 

De son côté, le Personnel n’a pas été, c’est le moins qu’on puisse dire, à la fête en 2009…Ils ont bossé comme des fous ( et continuent encore) sans en tirer quelques retours appréciables… Productivité, productivité chérie…

 

Malgré une hausse significatives de 14%, les investissements  (2.3 milliards) restent bien en dessous de ce que souhaiteraient les autorités concédantes telle que la FNCCR. Elles veulent qu'ERDF se dote d’un plan se sécurisation du réseau à l’instar de celui de RTE qui doublerait les moyens mis en œuvre à ce jour.  Pour aller vers leurs exigences, ERDF aurait besoin d’un TURPE plus musclé et la possibilité de puiser dans les provisions pour renouvellement.
Pas sûr que cela fasse les affaires de l’actionnaire d’ERDF. Rappelons que le TURPE représente aussi près de la moitié des factures payées par le consommateur final (37% pour ERDF, 10-11% pour RTE) mais dont le niveau reste plus qu’acceptable par rapport à nos homologues européens.

 

Tout cela pour dire, qu’au delà des critères financiers, l’acheminement de l’électricité reste un métier difficile soumis à de nombreux aléas malgré son cadre de régulation. C’est le cœur du Service public qui n’a pas pour vocation première de dégager du cash, mais bien de répondre à l’attente de millions d’usagers qui ont, par ailleurs, observé un doublement de la durée de coupure en 2009. En effet les tempêtes ont, en bonne partie, propulsé cette durée moyenne par foyer de 94 à 198 minutes ! Rappel de l’objectif du contrat de Service public : 60 minutes

 

L’Etat doit donc faire son job en cessant sa schizophrénie: donner les moyens suffisant pour atteindre les objectifs qu’il assigne lui-même à ces entreprises. Le Président de la République ayant repris* à son compte une partie de ce que nous avions dit dans notre dernière tribune, sur le rôle des administrateurs représentant l’Etat dans les CA des entreprises publiques, cela devrait vite s’arranger…

 

Mais au delà de la Gouvernance, cela passera forcément, soit par une hausse tarifaire,  soit par une baisse des prélèvements sur dividendes. D’un côté ce sont les usagers qui paient. De l’autre, les contribuables et actionnaires ! 

C’est donc un choix politique, sachant in fine,
que l’option retenue ne touche pas la même catégorie sociale…



(*) : Discours du Président Sarkozy à Marignane le 4 mars 2010 :

... "Il y a des administrateurs (de l'Etat) aux conseils d'administration. Ils ne sont pas là seulement pour les jetons de présence ou pour voir combien on fait de bénéfice à la fin de l'année mais pour poser une véritable politique industrielle"...


Par administrateur - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 15:11

Après avoir été prévenu par différents canaux, quelle ne fut pas ma surprise hier en découvrant sur le site internet du ministère du travail, que mon entreprise, RTE, faisait partie de la liste rouge des moutons noirs en matière de traitement des risques psycho-sociaux !

 

Alors que des actes clairs avaient pourtant été mis en œuvre par RTE tels que le recrutement d’une personne de haut niveau en charge de cette problématique ; Alors que des discussions approfondies en vue de déboucher sur un accord pertinent, sont toujours en cours avec les organisations syndicales de RTE ; Cet éclairage jettait l’opprobre sur une entreprise qui a certes des progrès à faire mais qui se saisit concrètement de ce sujet depuis quelques temps.

 

L’explication était, bien entendu, ailleurs…

 

En effet, le fait que l’entreprise n’aie pas renvoyé à temps un questionnaire du ministère… qu’il n’a jamais reçu… catalogue RTE « administrativement » dans la liste rouge. Sauf que l’entreprise bénéficie désormais d’un accord de branche (IEG) signé le 12 février sur ce sujet … ce qui prouve que les négociations étaient largement entamées...

Il faut sans doute y voir un « traitement industriel » par le ministère du travail dont l’origine est assurément le manque de moyens dédiés !
Ici nous espèrons que d’autres « listes » établies par l’Administration, ne « profitent » pas d’un tel traitement (Compagnies aériennes, paradis fiscaux, etc…)

 

Alors, histoire d’enfoncer le clou, nous rappellerons aux dubitatifs que RTE bénéficie d’organisations syndicales très attentives (dont ma préférée qui est à la pointe) à cette problématique qui a, par ailleurs, été abordée à plusieurs reprises dans l’entreprise, y compris au Conseil de surveillance. Qu’à la limite, si une liste « de dénonciation » doit être élaborée, elle se doit de refléter la réalité de l’entreprise et en cas de problème, validée par les organisations syndicales elles-mêmes quand elles existent.

 

Sûr qu’une correction ne manquera pas d’être faite pour rétablir les faits. Cela n'a pas tardé, déjà, ce matin même, n’apparaissaient uniquement les entreprises cataloguées en vert… Mieux, RTE a disparu totalement des listes… Faut dire que celles-ci ont été consultées par plus de 1.2 millions de connections, et qu’elles ont suscité pas mal de réactions

 

Mais le plus important, et ce que je souhaite avant tout, c’est que cette mise sous tension par une liste administrativement établie, ne se fasse pas au détriment de la qualité du diagnostic ou des actions à mettre en œuvre au sein de RTE. Car je suis de ceux, nombreux à RTE, qui privilégient le fond et l’efficacité, à la forme !

Par Patrick Larradet - Publié dans : Pour mieux comprendre
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 08:00
Beaucoup doutaient de notre vision sur l'avenir énergétique . Il est vrai que se projeter sur 30 ans n'est pas chose aisée alors que les opérateurs énergéticiens attendent encore une visibilité, y compris à court terme...

Car il y a environ un an nous plaidions, encore,  pour un effort conséquent en faveur de la recherche pour redynamiser la filière nucléaire française en s'appuyant sur la génération IV des réacteurs. Le CEA, vient de confirmer un scénario que nous envisagions, sur la mise en oeuvre industrielle de cette nouvelle filière en 2040, date à laquelle la grande partie des REP actuels, qui auront bénéficié d'une prolongation par l'autorité de sûreté nucléaire, auront atteint l'âge légal actuel de la retraite, 60 ans !

En effet, par une multiplication conséquente du budget, le CEA nous promet la mise en service d'un prototype industriel en 2020, surnommé ASTRID (Advanced sodium Test Reactor for Industrial Development) ! Après quelques années de validation du programme et pour absorber les décalages, on peut raisonnablement penser que la filière pourrait être mature dans les années 30, pour une construction massive en fin de décennie.

La génération IV, plus économe en Uranium en multipliant par 10 le rendement, "brûlant" une bonne partie des déchets à vie longue produits aujourd'hui par des réacteurs classiques, est assurément le réacteur qui permettra de faire la transition vers d'autres réacteurs... à fusion, ( 0 déchet, combustible infini), dont nous n'aurons, vraisemblablement pas, la chance de voir tourner...

Par administrateur - Publié dans : Pour mieux comprendre
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  • : Patrick Larradet, administrateur salarié parrainé par la CFDT au Conseil de surveillance de RTE. Copyright Patrick Larradet 2005-2010
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